Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous GRATUITEMENT


actu & culture


BAGDAD - dimanche 23 juillet 2006 à 15h23

Saddam Hussein hospitalisé au 17e jour de sa grève de la faim



Saddam Hussein a été hospitalisé dimanche au 17e jour de sa grève de la faim, a annoncé le procureur du Tribunal spécial irakien, Jaffar al-Moussaoui.

L'ancien président irakien et trois de ses co-accusés ont entamé le 7 juillet une grève de la faim illimitée afin de protester contre le meurtre d'un troisième avocat de la défense et réclamer une protection internationale pour leurs défenseurs.

L'état de santé de Saddam Hussein "est instable en raison de la grève de la faim", a expliqué M. Al- Moussaoui. "Nous l'avons transporté à l'hôpital où il est actuellement alimenté par un tube", a-t-il ajouté. Invité à préciser si l'état de santé de l'ex-dictateur s'était amélioré, le procureur a répondu: "Non, ce n'est pas encore stabilisé".

Me Khamis al-Obeidi, l'un des principaux avocats de Saddam Hussein et de son demi-frère Barzan Ibrahim, a été assassiné fin juin à Bagdad après avoir été enlevé à son domicile par des hommes portant des uniformes de la police. Le corps, portant des impacts de balles, a été retrouvé dans une rue proche du quartier de Sadr-City. Me Obeidi est le troisième avocat de l'équipe de défense de Saddam Hussein tué depuis l'ouverture du procès de l'ancien raïs le 19 octobre.

L'accusation a requis le 19 juin la peine de mort contre l'ancien président irakien et deux de ses co-accusés, accusés de crimes contre l'humanité pour la répression anti-chiite à Doujaïl en 1982, en représailles à un attentat contre l'ex-dictateur. Plusieurs centaines de chiites, hommes, femmes et enfants, avaient été arrêtés, certains torturés à mort tandis que 148 avaient été condamnés à la peine capitale. Le procès doit reprendre lundi.

La Haute cour irakienne a par ailleurs fixé au 21 août prochain l'ouverture du procès de Saddam Hussein et de six coaccusés pour la campagne baptisée "Anfal" qui s'était soldée par la mort de quelque 100.000 Kurdes dans le nord de l'Irak. L'une des opérations les plus connues de cette campagne de déplacement de populations, voire d'extermination, avait été le bombardement chimique de la localité de Halabja qui avait fait 5.000 morts en 1988. AP

ll/v0226




Rechercher #iFrance#