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actu & culture


STRASBOURG, France - mercredi 03 octobre 2007 à 17h31

Turquie: le président Gül pour une modification de la loi concernant les insultes à l'identité turque


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Soucieux de ne pas entraver les difficiles négociations d'adhésion avec Bruxelles, le nouveau président turc Abdullah Gül a reconnu mercredi que la loi controversée punissant pénalement toute insulte à l'identité turque posait problème et devait être modifiée.

L'écrivain Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, et le journaliste d'origine arménienne Hrant Dink, assassiné en janvier dernier, ont été poursuivis en justice en vertu de cette loi turque, dont l'Union européenne réclame la suppression.

L'article 301 a été utilisé pour poursuivre des journalistes, des écrivains et des universitaires. "Je soutiens l'idée d'une modification de l'article 301", a déclaré Abdullah Gül devant la presse, lors d'un déplacement au Conseil de l'Europe à Strasbourg.

"Nous savons qu'il y a des problèmes avec l'article 301. Il y a moyen de l'améliorer et les changements seront prochainement promulgués", a-t-il ajouté.

M. Gül avait déjà affirmé que cette législation portait préjudice à l'image de la Turquie en la décrivant comme un pays où les intellectuels seraient jetés en prison pour avoir exprimé leur opinion.

Devant le Conseil de l'Europe, il a regretté que subsiste une "perception injuste" selon laquelle des individus seraient emprisonnés du fait de cet article de loi. Il a également insisté sur l'existence d'une liberté d'expression en Turquie.

"Nul ne va en prison pour avoir librement exprimé ses vues", a-t-il assuré au cours d'une séance de questions-réponses avec des parlementaires de l'organisation paneuropéenne (47 Etats membres) de défense des droits de l'Homme.

Le président Gül n'a pas précisé quand le Parlement turc Gül se pencherait sur cette loi. Il a en revanche rappelé que le gouvernement de son pays s'était engagé à améliorer son système juridique pour satisfaire aux standards exigés par l'UE.

Selon l'ancien ministre des Affaires étrangères, la Turquie est plus tolérante et plus démocratique qu'il y a cinq ans, quand le pays a engagé de vastes réformes sociales et judiciaires.

"Toutes les formes de discrimination sont interdites. Les garanties légales et constitutionnelles au droit d'association sont renforcées. Les droits culturels et religieux ont été augmentés", a-t-il plaidé devant l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, à l'occasion de sa première visite en Europe occidentale depuis son élection en août dernier. AP

tl/v400




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