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actu & culture


PARIS - mardi 02 octobre 2007 à 10h01

Birmanie: Bernard Kouchner dubitatif sur l'efficacité d'un gel des investissements français



Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est montré dubitatif mardi sur l'efficacité d'un gel des investissements des entreprises françaises en Birmanie réclamé par Nicolas Sarkozy.

"C'est facile de proposer des sanctions. D'abord, ça n'a pas d'effet immédiat en général", a-t-il déclaré sur Europe-1, avant de remarquer que "lorsqu'une entreprise quittait la Birmanie (...) elle était aussitôt remplacée par une entreprise qui comportait des capitaux venus de la junte elle-même ou des capitaux chinois".

"Donc, est-ce que c'était un avantage, je ne sais pas", a-t-il conclu.

Le ministre a toutefois confirmé que le gouvernement "travaill(ait) sur des sanctions" et que "personne n'en sera exonéré", l'entreprise Total comme "les autres qui travaillent en Birmanie".

Le président de la République Nicolas Sarkozy a appelé mercredi les groupes français présents en Birmanie à geler leurs investissements dans le pays, après que la junte au pouvoir ait lancé une vaste répression contre des manifestants qui réclamaient par dizaines de milliers la fin de 45 ans de dictature militaire.

Selon l'opposition, 200 manifestants ont été tués et 6.000 autres interpellés. La crise a débuté le 19 août, lorsque le gouvernement avait annoncé une forte hausse des prix du carburant.

Total, qui exploite en Birmanie les champs gaziers de Yadana (sud), par le biais d'un gazoduc vers la Thaïlande, a affirmé mercredi ne plus y avoir fait d'investissement depuis 1998. Et dit ne pas avoir l'intention de quitter le pays, jugeant qu'"un retrait forcé ne conduirait qu'au remplacement de Total par d'autres sociétés". AP

pf/ir




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