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actu & culture


RANGOON, Birmanie - mardi 02 octobre 2007 à 10h06

L'émissaire de l'ONU a rencontré le chef de la junte birmane



L'émissaire de l'ONU Ibrahim Gambari a rencontré mardi le chef de la junte birmane, le général Than Shwe, et ses adjoints, a-t-on appris de sources diplomatiques étrangères.

Ils se sont entretenus dans la capitale administrative de la Birmanie, Naypyidaw, précise-t-on de mêmes sources. Aucun détail n'a filtré sur la rencontre. Le bras droit de Than Shwe, le général Maung Aye, était présent, de même que le No3 du régime, le général Thura Shwe Mann, et le Premier ministre par intérim Thein Sein.

Arrivé samedi dans le pays, Ibrahim Gambari s'est rendu dimanche après-midi dans la capitale économique Rangoon où il a été autorisé à rencontrer Aung San Suu Kyi, non pas chez elle, mais dans la résidence officielle des hôtes d'Etat.

Pendant sa visite, la sécurité avait été renforcée à Rangoon, avec environ 20.000 soldats et policiers patrouillant sur place, selon un diplomate asiatique. Leur présence a été allégée mardi dans la principale ville du pays, où le calme était de retour. Le couvre-feu a été réduit: il est désormais en vigueur de 22h à 4h, au lieu de 21h à 5h auparavant.

Selon l'opposition, 200 manifestants ont été tués et 6.000 autres interpellés. Le régime militaire a pour sa part fait état de 10 morts. A l'ONU, le ministre birman des Affaires étrangères U Nyan Win s'est félicité d'un retour à la normale en Birmanie.

"Le personnel de sécurité a fait preuve de la plus grande retenue et n'est pas intervenu pendant près d'un mois. Cependant, lorsque la foule est devenue indisciplinée et provocatrice, ils ont été obligés de déclarer un couvre-feu. Par la suite, lorsque les manifestants ont ignoré leurs avertissements, ils ont dû agir et rétablir la situation", a-t-il affirmé lors de la réunion ministérielle de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Les soldats birmans ont ouvert le feu la semaine dernière contre les manifestants, emmenés par les moines bouddhistes du pays, qui ont réclamé par dizaines de milliers la fin de 45 ans de dictature militaire. La crise a éclaté le 19 août, lorsque le gouvernement avait annoncé une forte hausse des prix du carburant. AP

ir/v115/v187




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