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Responsables serbes et albanophones du Kosovo se sont retrouvés vendredi face à face à New York pour discuter de l'avenir de la province.
Cette première rencontre directe entre les délégations de Belgrade et Pristina est organisée sous l'égide des médiateurs de la Russie, des Etats-Unis et de l'Union européenne, la "troïka" du groupe de contact sur le Kosovo (Allemagne, Etats-Unis, France, Italie, Royaume-Uni et Russie).
Avant la réunion entre les délégations de Belgrade et Pristina, le président serbe Boris Tadic avait dit voir dans cette rencontre "une chance d'aboutir à un compromis historique et de résoudre le conflit de longue date".
Le Kosovo, province serbe de deux millions d'habitant, pour la majorité albanophones, a été placé sous administration des Nations unies après la campagne de frappes de l'OTAN contre la Yougoslavie en 1999 qui a mis fin à la répression organisée par Belgrade contre les séparatistes albanophones.
Washington soutient fermement une indépendance à terme, réclamée par les Albanaphones, alors que Moscou appuie Belgrade qui maintient que le Kosovo doit rester en Serbie et ne veut céder qu'une large autonomie.
Les précédentes négociations sur le statut final de la province ont capoté en début d'année, Belgrade rejetant le plan présenté par l'émissaire des Nations unies, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, qui prévoyait une indépendance sous supervision internationale. Les dirigeants albanophones du Kosovo arguent que l'indépendance est la seule option viable et rejettent l'offre de Belgrade d'une large autonomie. Ils ont menacé de déclarer l'indépendance unilatéralement avant la fin de l'année si Belgrade persiste dans son refus.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a relancé les pourparlers le 1er août dernier. La "troïka" doit lui rendre compte de l'avancée des discussions avant le 10 décembre prochain.
Jeudi, les ministres du Groupe de contact s'étaient réunis en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils ont rappelé que les propositions de Martti Ahtisaari rsetaient sur la table, tout en se disant prêts à "soutenir toute proposition alternative qui recueillerait l'accord des deux parties", précisait vendredi le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux. Il a assuré que la réunion avait permis de confirmer "l'unité de vue" des six pays du groupe de contact vis-à-vis du processus. AP
sb/v495/com
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