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actu & culture


WASHINGTON - lundi 10 septembre 2007 à 09h30

Irak: démocrates et républicains modérés attendent le général Petraeus de pied ferme


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C'est à un exercice très difficile que le général David Petraeus, commandant des troupes américaines en Irak, devra se prêter ce lundi face aux questions précises des démocrates et républicains modérés du Congrès qui l'attendent de pied ferme.

Le général Petraeus ainsi que Ryan Crocker, l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, sont entendus par les parlementaires réunis au sein des commissions conjointes des Services armés et des Affaires étrangères. Il s'agit de la première des trois auditions prévues cette semaine sur l'avenir d'un engagement militaire de quatre ans de plus en plus impopulaire.

"La réalité est que, malgré un léger progrès sur le front de la sécurité, il y a, en fait, aucune sécurité réelle à Bagdad ou dans la province d'Anbar, et je parle du problème le plus grave dont j'ai eu à traiter, celui de la violence sectaire", a souligné le sénateur démocrate du Delaware Joseph Biden, candidat à la présidentielle 2008 et président de la Commission sénatoriale des Relations étrangères, de retour d'un voyage en Irak.

Vendredi, dans un courrier adressé à ses soldats et publié sur le site Internet des forces américaines en Irak, le général Petraeus avait reconnu vendredi que les renforts envoyés dans le pays n'ont pas réussi à permettre les progrès politiques attendus. "Beaucoup d'entre nous avaient espéré que cet été serait le moment de progrès politiques tangibles au niveau national", écrivait ainsi le général.

Tout en assurant à ses soldats que la sécurité s'est améliorée en Irak et que les forces américaines ont "pris de l'élan", il reconnaissait aussi que le gouvernement irakien n'a pas pu prendre les décisions politiques attendues sur les sujets-clés comme le partage des ressources pétrolières.

Le président américain George Bush avait assuré en janvier que le renfort des troupes américaines qu'il avait alors décidé permettrait ces avancées politiques. "Cela n'a pas fonctionné comme nous l'avions souhaité", commentait David Petraeus.

Cette lettre semble préfigurer le rapport que le militaire doit remettre lundi au Congrès au sujet des résultats obtenus en Irak. AP

ma/v152




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