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Le commissaire européen à l'Elargissement a rejeté mercredi l'idée d'une division ethnique du Kosovo dans le cadre d'un compromis diplomatique sur le futur statut de la province serbe.
Olli Rehn a expliqué que l'Union européenne "en reste aux grands principes" du Groupe de contact sur le Kosovo (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Russie).
"Ceux-ci ne prévoient pas de partition" entre Albanais et Serbes du Kosovo, a déclaré le commissaire européen à l'issue d'une rencontre avec le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic. Il a précisé que Bruxelles soutiendrait en revanche pratiquement tout accord conclu entre la Serbie et le Kosovo.
"S'ils arrivent à s'entendre sur une solution, pratiquement toutes les solutions sont acceptables pour l'Union européenne", a-t-il affirmé.
Le chef de la diplomatie serbe a de son côté réaffirmé que son gouvernement était "fermement opposé à toute partition", une idée lancée par les Pays-Bas.
Le sort du Kosovo est aujourd'hui dans l'impasse. Belgrade, soutenue par la Russie, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, rejette comme base des négociations le plan de l'émissaire des Nations unies Martti Ahtisaari, qui prévoit d'accorder à la province l'indépendance sous supervision internationale.
Le Groupe de contact est chargé de trouver un terrain d'entente avec la Russie et la Serbie. Le Kosovo est placé sous administration civile des Nations unies depuis 1999 et la campagne de frappes de l'OTAN qui a mis fin à l'offensive de Belgrade contre les séparatistes albanophones. AP
jp/v379
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