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actu & culture


WASHINGTON - jeudi 30 aout 2007 à 13h45

Il n'y a eu que peu de progrès en Irak, estime un organe de contrôle américain



Nouveau coup dur pour l'administration Bush. La grande majorité des objectifs militaires ou politiques fixés par le Congrès américain pour évaluer la réussite de la stratégie en Irak n'ont pas été atteints, estime l'institution chargée de vérifier les comptes publics aux Etats-Unis.

Selon un rapport encore confidentiel du Government Accountability Office (GAO), qui relève de l'autorité du Congrès, 13 des 18 objectifs destinés à mesurer la réussite de la politique américaine ne sont pas remplis, a appris l'Associated Press auprès de trois responsables proches du dossier, qui se sont exprimés anonymement.

Les progrès concernant la sécurité à Bagdad sont faibles et aucun des objectifs politiques, comme l'adoption d'une loi sur le partage des ressources pétrolières irakiennes, n'a été atteint. Une des sources a affirmé que le gouvernement irakien se verrait attribuer un taux de réussite de 20%.

Le GAO devait présenter ses conclusions jeudi aux parlementaires au cours d'une séance à huis clos. Il publiera son rapport d'ici au 1er septembre, deux semaines avant que Bush ne rende compte, le 15 septembre, des progrès de la stratégie qu'il a mise en place en janvier.

Ces mêmes sources ont également affirmé que la Maison Blanche prépare une note pour minimiser ce nouveau rapport. Les services de la présidence n'ont fait aucun commentaire, mais un responsable américain qui a eu accès à la réponse préparée par la Maison Blanche en a lu des extraits à l'AP.

Les services du président Bush y affirment que les critères retenus par les parlementaires sont injustes et relèvent du "tout ou rien", et ne permettent pas de signaler des progrès seulement partiels, notant qu'ils avaient été "élaborés pour rendre l'échec inéluctable".

Ce nouveau rapport est un coup dur pour le président, intervenant à un moment crucial de la gestion par Washington du dossier irakien.

Jusqu'à maintenant, la plupart des élus républicains soutenaient sa stratégie malgré les demandes démocrates d'un retrait d'Irak. Pour autant, les républicains ont exigé des progrès sur le terrain d'ici septembre, faute de quoi ils demanderont une inflexion politique.

Les démocrates, majoritaires au Congrès, devraient insister cet automne pour obtenir un retrait des troupes. Ils se manifesteront sans doute lors de la discussion sur l'enveloppe de 147 milliards de dollars (108 milliards d'euros) qui doit couvrir les dépenses des troupes en Irak et en Afghanistan à partir du 1er octobre. AP

lp/v/nc




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