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L'épouse du président de l'Equateur Rafael Correa a appelé lundi les autorités belges à ne pas renvoyer vers ce pays d'Amérique du Sud une petite fille de 11 ans et sa mère installées depuis quatre ans en Belgique.
Ana Cajamarca et sa fille Angelica devaient être expulsées lundi de Belgique, la police ayant déclaré qu'elles résidaient illégalement sur le territoire depuis 2003. Cependant, un tribunal de Bruxelles s'est prononcé contre leur expulsion immédiate, après un appel interjeté par les avocats des deux ressortissantes.
Geert De Vulder, un porte-parole du ministère de l'Intérieur, a déclaré à des médias belges que les autorités respecteraient l'injonction du tribunal et les libèreraient du centre de rapatriement où elles ont été placées, en attendant un appel.
Les deux ressortissantes étaient déjà en route vers Amsterdam, sous escorte policière, pour embarquer à bord d'un vol vers Quito, en Equateur, lorsque l'injonction du tribunal a été annoncée. Elles ont immédiatement été ramenées en Belgique, selon Geert De Vulder.
L'affaire a entraîné la mobilisation d'organisations de défense des droits de l'Homme ainsi que de la Première dame de l'Equateur, Anne Malherbe, une Belge, qui a demandé l'amnistie pour les deux ressortissantes et souhaité qu'elles restent en Belgique, où le père d'Angelica -séparé de sa mère- vit encore.
Ana Cajamarca et sa fille ont été arrêtées il y a un mois et emmenées dans un centre de rapatriement près de l'aéroport national de Bruxelles.
"Il est vraiment choquant de voir une fillette de 11 ans enfermée", a déclaré Anne Malherbe à la chaîne de télévision VRT, exprimant sa honte d'être belge. L'épouse du président équatorien a rendu visite aux deux ressortissantes dimanche. "La mère et la fille sont traumatisées", a-t-elle confié. "C'est une affaire terrible".
Les défenseurs d'Ana Cajamarca et de la petite Angelica avancent que l'enfant va à l'école en Belgique depuis quatre ans. Toutes deux, en compagnie du père de la fillette, sont arrivées en Belgique en 2003, en quête d'une vie meilleure.
Le père s'est séparé de la mère et a désormais une relation avec une ressortissante belge. La mère est de son côté fiancée à un Belge et a l'intention de se marier prochainement, une fois la procédure de divorce d'avec le père d'Angelica arrivée à son terme, a expliqué son avocat, Valentin Henkinbrant, au quotidien belge "De Standaard".
La semaine dernière, un tribunal avait rejeté un appel contre leur expulsion. Les défenseurs de la mère et de sa fille en appellent désormais au gouvernement belge et au roi Albert II pour qu'elles ne soient pas renvoyées vers l'Equateur. AP
cr/v279/452
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