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actu & culture


NATIONS UNIES - vendredi 20 juillet 2007 à 23h58

Le projet de résolution sur l'avenir du Kosovo abandonné devant le risque d'un veto russe



Le projet de résolution sur l'avenir du Kosovo qui avait été présenté au Conseil de sécurité des Nations unies par les Etats-Unis et l'Union européenne ne sera pas soumis au vote. Cette décision d'abandonner le texte a été prise vendredi par ses auteurs, qui craignaient un veto de Moscou, alliée de Belgrade, qui refuse toute solution impliquant l'indépendance de la province serbe.

Les discussions sur le futur statut du Kosovo auront désormais lieu dans un autre forum: celui du Groupe de contact, qui réunit des diplomates américains, britanniques, français, allemands, italiens et russes, ainsi que des représentants des parties affectées, à savoir la majorité albanaise du Kosovo et sa minorité serbe.

Plusieurs versions du projet de résolution avaient déjà été rejetées par la Russie. Les partisans de la plus récente version, où Moscou voyait une promesse d'indépendance masquée, ont diffusé un communiqué après une réunion du Conseil vendredi pour souligner qu'il était urgent de décider du statut du Kosovo.

"Il faut donner au peuple du Kosovo la possibilité de réaliser son développement politique et économique", pouvait on lire dans le communiqué. "Une résolution opportune du statut du Kosovo permettra également à la Serbie de dépasser les conflits des années 1990" et de se diriger vers un avenir meilleur.

Plusieurs partisans du texte craignaient qu'un échec des tractations à l'ONU ne mène à une déclaration unilatérale d'indépendance de la part de la majorité albanaise du Kosovo, ce qu'a encore sembler prévoir le Premier ministre kosovar Agim Ceku vendredi.

Constatant la fin des discussions à l'ONU, il a lancé la date du 28 novembre comme celle d'une possible déclaration d'indépendance par le parlement provincial -tout en rappelant qu'il ne s'agirait "aucunement d'une action unilatérale".

Côté serbe, le Premier ministre Vojislav Kostunica a déclaré dans un communiqué vendredi que l'abandon du projet de résolution "représente une victoire pour les politiques conjointes serbo-russes".

Il a assuré que "la Serbie est prête pour reprendre les négociations", mais a répété qu'elles ne devraient pas se tenir dans le cadre du Groupe de contact, mais aux Nations unies. Belgrade conserverait ainsi un atout maître en la menace de veto de Moscou. AP

mgh/v675/698




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