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Vlastimir Djordjevic, un ancien ministre serbe qui comparaît pour crimes de guerre contre la population albanophone pendant la guerre au Kosovo, a plaidé lundi son innocence devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).
Vlastimir Djordjevic, vice-ministre de l'Intérieur de Serbie et chef de la sécurité publique de 1997 à 2001, était un proche de l'ancien président Slobodan Milosevic. S'il est reconnu coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité.
Djordjevic est accusé de crimes de guerre en 1999 au Kosovo, dont la déportation de 800.000 Kosovars et le meurtre de centaines d'albanophones.
Djordjevic, 58 ans, avait été arrêté en juin dernier au Monténégro. Il vivait dans la clandestinité depuis 2001, et même après son inculpation par le TPIY en octobre 2003.
Lundi, il a expliqué qu'au cours de sa cavale, il avait séjourné "dans de nombreux pays étrangers avant sa capture". Bien qu'il n'ait pas nommé ces pays, il pourrait s'être caché notamment en Russie.
Quatre fugitifs sont encore recherchés par le TPIY, dont l'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, et son chef militaire, le général Ratko Mladic.
Le 1er juin, c'est le général bosno-serbe Zdravko Tolimir, considéré comme le troisième homme le plus recherché pour crimes de guerre lors des conflits des Balkans, qui avait été arrêté. La procureure générale du TPIY Carla Del Ponte a félicité la Serbie pour cette arrestation. L'Union européenne a de son côté invité Belgrade à reprendre les pourparlers sur un accord de pré-adhésion, la Serbie ayant manifesté "un engagement clair" pour coopérer avec le TPIY. AP
ma/v184
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