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Un groupe d'environ 90 membres des FARC emprisonnés a refusé mardi l'offre de libération en échange d'une démobilisation faite par le gouvernement colombien pour relancer les négociations sur la libération des otages détenus par le mouvement rebelle.
Selon Diego Leonardo, qui affirme parler au nom de ces 90 rebelles, cette proposition du président colombien Alvaro Uribe vise à aider ses alliés politiques actuellement emprisonnés pour avoir collaboré avec des escadrons de la mort d'extrême-droite.
"La proposition du président est cynique et a pour but de distraire l'opinion publique", a déclaré Diego Leonardo sur la radio Caracol, depuis sa prison dans le nord de la Colombie.
Dans un entretien séparé à Caracol, le ministre de l'Intérieur Carlos Holguin a affirmé qu'environ 1.000 autres membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient accepté la proposition gouvernementale.
Le gouvernement d'Alvaro Uribe a proposé de libérer le 7 juin plusieurs centaines de membres des FARC emprisonnés s'ils quittent les FARC, rejoignent la vie civile et demeurent sous la surveillance d'une organisation internationale ou de l'Eglise. Il espère ainsi relancer les négociations sur un échange de prisonniers contre des otages des FARC, parmi lesquels figure la Franco-colombienne Ingrid Betancourt. Les FARC ont refusé l'offre d'Uribe la semaine dernière. AP
jp/v780
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