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actu & culture


BAGDAD - mardi 11 juillet 2006 à 12h04

La fin du procès de Saddam Hussein reporté de deux semaines pour tenter de mettre fin au boycott de la défense



Le procès de Saddam Hussein et de sept co-accusés a été reporté de deux semaines en raison de l'absence à l'audience de la plupart des avocats, inquiets des conditions de sécurité après le meurtre le mois dernier d'un des conseils de l'ancien président irakien. L'ex-"raïs" est jugé pour le massacre de Doujaïl au cours duquel 148 chiites avaient été tués en 1982.

Le président du Tribunal spécial irakien Raouf Abdel-Rahman a précisé que le tribunal siègerait à nouveau le 24 juillet. Il a averti que si les avocats n'acceptent pas revenir sur le banc de la défense d'ici là, il appartiendra aux avocats commis d'office de procéder à la plaidoirie de la défense pour Saddam Hussein et trois de ses principaux co-accusés.

"L'absence des avocats appelés à défendre le prévenu aggravera le cas de leur client", a mis en garde Abdel-Rahman.

Lundi, la défense de l'ex-"raïs" avait présenté ses conclusions mais la plupart des avocats étaient absents en guise de protestation après le meurtre le mois dernier d'un des conseils de l'ancien président irakien.

L'ancien raïs et ses sept co-accusés sont jugés pour le massacre de Doujaïl au cours duquel 148 chiites avaient été tués en 1982 après une tentative d'assassinat visant Saddam Hussein.

Lors de l'ouverture de l'audience, le juge Raouf Abdel-Rahman avait exprimé ses regrets pour le meurtre le 21 juin dernier de Khamis al-Obeidi, qui représentait l'ancien président irakien et son demi-frère Barzan Ibrahim.

Les huit accusés risquent la peine de mort par pendaison s'ils sont reconnus coupables. Un verdict pourrait être rendu avant l'ouverture du prochain procès de Saddam Hussein le 21 août.

Il sera alors jugé avec six autres responsables pour la campagne baptisée "Anfal" qui s'était soldée par la mort de quelque 100.000 Kurdes dans le nord de l'Irak. L'une des opérations les plus connues de cette campagne de déplacement de populations, voire d'extermination, avait été le bombardement chimique de la localité de Halabja qui avait fait 5.000 morts en 1988. AP

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