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actu & culture


PARIS - mardi 22 mai 2007 à 18h52

En Colombie, les paramilitaires restent une menace pour la presse, selon RSF



Quelque 30.000 paramilitaires colombiens ont fait l'objet d'un processus de démobilisation ces dernières années, mais beaucoup continuent à semer la terreur, en particulier contre les médias locaux, souligne Reporters sans frontières dans un rapport publié mardi.

Connus notamment sous le nom d'Autodéfenses unies de Colombie (AUC) ou d'"Aigles noirs", ces miliciens recrutés à partir des années 1980 comme supplétifs de l'armée pour faire pièce aux guérillas d'extrême gauche, se sont rendus coupables en 2006 de deux assassinats de journalistes.

"Très présents dans les départements de la côte caraïbe, des groupes reconstitués, comme celui des 'Aigles noirs', ont mené plusieurs opérations d'intimidation contre des rédactions, forçant une dizaine de journalistes à l'exil", précise RSF.

Votée en juillet 2005, la loi Justice et Paix garantit une impunité quasi totale aux paramilitaires dont beaucoup se livrent au trafic de drogue, explique l'organisation de défense de la liberté de la presse. RSF, qui a mené une mission en Colombie du 28 avril au 5 mai, "a pu constater le poids persistant de la menace paramilitaire et l'autocensure à laquelle elle contraint les journalistes locaux".

Toutefois, RSF "n'exonère en rien" les mouvements de guérilla d'extrême gauche "de leur responsabilité dans les attaques contre la presse en Colombie". Si l'organisation a retiré de sa liste des prédateurs de la liberté de la presse l'Armée de libération nationale (ELN), actuellement en pourparlers de paix avec le gouvernement, elle y a maintenu les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), au même titre que les paramilitaires. AP

lma/com/tl




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