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actu & culture


TRIPOLI, Liban - mardi 22 mai 2007 à 17h01

La trêve décrétée par le Fatah al-Islam rompue au bout d'une heure à peine



Le cessez-le-feu unilatéral décrété mardi par le Fatah al-Islam, retranché dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared dans le nord du Liban, n'aura que peu duré. De nouveaux tirs ont été entendus au bout d'une heure à peine d'accalmie.

C'est la troisième trêve rompue en trois jours de combats dans le camp proche de Tripoli. Les combats entre soldats libanais et militants islamistes avaient cessé aux environs de 14h30 après que le Fatah al-Islam eut annoncé qu'il arrêterait les tirs.

Cette suspension était "une initiative de notre part dans une tentative pour que cesse de couler le sang d'enfants et de personnes âgées", avait expliqué Abou Salim Taha, un porte-parole du mouvement, assurant que si les troupes libanaises respectaient la trêve "elle tiendra". L'armée libanaise avait dit qu'elle ne serait pas la première à ouvrir le feu, sans s'engager officiellement à un cessez-le-feu.

Un peu moins d'une heure après le début de la trêve, de nouveaux tirs et des explosions ont été entendus. On ignorait quel camp avait ouvert le feu en premier. La reprise des combats risque d'empêcher six camions des Nations unies d'entrer dans le camp pour apporter de l'aide humanitaire.

La violence menace de s'étendre à d'autres camps. Des incidents ont ainsi éclaté mardi dans le plus grand d'entre eux, celui d'Ein el-Hilweh, dans le sud, où des dizaines de manifestants ont brûlé des pneus, ainsi que dans celui de Rachidiyeh.

La douzaine d'enclaves en territoire libanais accueille plus de 215.000 des quelque 400.000 Palestiniens réfugiés au pays du Cèdre. Nahr el-Bared abrite plus de 31.000 habitants.

Par ailleurs, à Tripoli, un homme poursuivi par des soldats s'est suicidé en déclenchant la ceinture d'explosifs qu'il portait, ne tuant que lui-même, selon la police. Il avait été pris en chasse dans un immeuble où, quelques heures auparavant, l'armée avait donné l'assaut contre un appartement, croyant y trouver des islamistes armés. Sommé de se rendre, le kamikaze aurait jeté son revolver avant de se suicider. AP

st/sb/v407




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