Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous GRATUITEMENT


actu & culture


BAGDAD - lundi 10 juillet 2006 à 11h59

La défense au procès de Saddam Hussein présente ses dernières plaidoiries



La défense au procès de Saddam Hussein et de sept co-accusés présentait ses conclusions lundi mais la plupart des avocats étaient absents en guise de protestation après le meurtre le mois dernier d'un des conseils de l'ancien président irakien.

L'ancien raïs et ses sept co-accusés sont jugés pour le massacre de Doujaïl au cours duquel 148 chiites avaient été tués en 1982 après une tentative d'assassinat visant Saddam Hussein.

Lors de l'ouverture de l'audience, le président du Tribunal spécial irakien Raouf Abdoul Rahman a exprimé ses regrets pour le meurtre le 21 juin dernier de Khamis al-Obeidi, qui représentait l'ancien président irakien et son demi-frère Barzan Ibrahim.

"Nous faisons part de nos profonds regrets et confirmons que la cour condamne toute attaque contre des avocats ou contre toute personne travaillant dans ce tribunal", a-t-il déclaré.

Les avocats de Saddam Hussein et trois de ses co-accusés n'étaient pas présents à l'audience. L'un d'entre eux, Nadjib al-Noueimi, a expliqué à l'Associated Press qu'ils avaient décidé de boycotter le procès jusqu'à l'installation de meilleures mesures de sécurité. "Tout le monde a peur", a-t-il affirmé.

En plus d'une sécurité accrue, la défense désire un report du procès pour leur permettre de préparer leurs conclusions. Elle affirme que la mort d'Al-Obeidi et leurs inquiétudes concernant la sécurité avaient perturbé cette préparation. Le président du tribunal a rejeté leurs requêtes lundi, affirmant que certaines "ne respectaient pas la loi", sans donner davantage de précisions.

Une fois les plaidoiries achevées, le jugement sera mis en délibéré. Les huit accusés risquent la peine de mort par pendaison s'ils sont reconnus coupable. Un verdict pourrait être rendu avant l'ouverture du prochain procès de Saddam Hussein le 21 août.

Il sera alors jugé avec six autres responsables pour la campagne baptisée "Anfal" qui s'était soldée par la mort de quelque 100.000 Kurdes dans le nord de l'Irak. L'une des opérations les plus connues de cette campagne de déplacement de populations, voire d'extermination, avait été le bombardement chimique de la localité de Halabja qui avait fait 5.000 morts en 1988. AP

ir/v295




Rechercher #iFrance#