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Des oeuvres d'art, des meubles, des bijoux, des livres, des automobiles et des chevaux ont été adjugés en 2006 en France pour 2,13 milliards d'euros, dans un marché en progression de 9% par rapport à 2005 (1,95 milliard d'euros), selon le bilan publié jeudi par le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques.
Au cours de l'année écoulée, 3,35 millions d'objets classés "biens culturels" ont été mis en vente, dont 1,45 million ont été vendus. Leur prix moyen était de 50 euros (contre 44 euros en 2005). Il variait selon les catégories: de 20 euros pour les timbres de collection à 92 euros pour les montres anciennes, en passant par les livres (26 euros), les monnaies (33 euros), les céramiques et verres (51 euros) et les objets d'art et antiquités (78 euros).
Le marché français des enchères publiques se décompose ainsi en volume des ventes: 39% de voitures d'occasion, 5% de chevaux, 56% de meubles et objets d'art. Le premier poste est en recul tandis que les deux autres augmentent.
L'année 2006 a été marquée par une explosion de l'art primitif (65 millions d'euros d'oeuvres adjugées, +241% par rapport à 2005), une très forte augmentation de l'art nouveau et de l'art déco (110 millions d'euros, +121%) et un succès toujours grandissant des tableaux impressionnistes et modernes (191 millions d'euros, +90%).
D'après le Conseil des ventes, la place de Paris progresse moins vite que celles de New York et Londres, qui grignotent des parts de marché, alors qu'elles sont "alimentées par des biens culturels en provenance de France". AP
cb/com/pyr
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