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actu & culture


PARIS - jeudi 04 janvier 2007 à 17h48

Météo: 2006 au troisième rang des années les plus chaudes en France depuis 1950



Avec une température moyenne supérieure de 1,1 degré Celsius à la normale, à laquelle la canicule de juillet a largement contribué, 2006 se situe en France métropolitaine au troisième rang des années les plus chaudes depuis 1950, derrière 2003 (+1,3 °C), 1994 (+1,2 °C) et à égalité avec 2002 et 2000, selon le bilan climatique publié jeudi par Météo France.

"A un moment donné, on a pensé égaler le record de 2003, mais le froid des deux dernières semaines de décembre a ramené 2006 en troisième position dans la fourchette des années chaudes", a expliqué à l'Associated Press Pascale Delecluse, directeur adjoint de la recherche à Météo France.

Le réchauffement climatique auquel on assiste depuis 20 ans, avec des températures toujours au-dessus de la moyenne ces dix dernières années, "se manifeste par des périodes de persistance prononcée en termes de températures", a-t-elle ajouté, évoquant les trois semaines de canicule en juillet et la chaleur inhabituelle enregistrée sur trois mois (septembre, octobre, novembre) à l'automne.

En revanche, malgré quelques perturbations localisées, "on ne voit pas en France de tendance lourde dans les phénomènes extrêmes comme les tempêtes et les tornades", a encore précisé la scientifique.

La canicule de juillet a vu le mercure monter à un niveau très au-dessus de la normale sur l'ensemble du territoire, avec des anomalies mensuelles oscillant entre 4 et 5 degrés sur de nombreuses régions. Marquée toutefois par des températures -aussi bien minimales que maximales- nettement en dessous de celles observées en août 2003, elle s'est surtout distinguée par sa durée exceptionnelle, qui s'est prolongée 19 jours durant les trois dernières semaines du mois.

Selon Météo France, "cet épisode caniculaire a largement contribué à faire de juillet 2006 le mois de juillet le plus chaud en France depuis 1950, devant juillet 1983". Tous mois confondus, note l'agence, "c'est aussi le second mois le plus chaud en France depuis 1950, derrière août 2003".

S'agissant des précipitations, "le début d'année a été marqué par deux épisodes neigeux remarquables, le premier touchant le sud de la France et le second concernant le Nord-Est, puis par un mois de mars extrêmement pluvieux qui a notamment permis d'améliorer les bilans hydrologiques jusqu'alors nettement déficitaires".

De nombreux records ont ainsi été battus en mars: les cumuls de pluie relevés notamment à La Rochelle, Poitiers, Toulouse, Agen et Châtillon-sur-Seine se sont révélés "les plus fortes valeurs jamais enregistrées depuis plus de 50 ans".

Météo France rappelle également qu'en septembre, "un épisode pluvieux particulièrement intense" a concerné le sud de l'Hexagone. Sur l'ensemble de 2006, le déficit pluviométrique reste néanmoins assez marqué du sud de l'Aquitaine à la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Ailleurs, les précipitations ont été "relativement conformes à la normale" sur les deux tiers nord de la France, "plutôt excédentaires" sur le Nord-Pas-de-Calais, de la Bretagne au Limousin et sur la Franche-Comté, mais "légèrement déficitaires" de la Normandie au nord de la Bourgogne et à la Lorraine.

En 2006, l'insolation a quant à elle été supérieure à la moyenne sur la moitié sud de la France ainsi que sur l'Ouest. Dans le reste du pays, le bilan est relativement proche de la moyenne, plutôt déficitaire sur l'Ile-de-France et la Bourgogne. AP

tl/mw




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