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Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour 21 emplois supposés fictifs à la mairie de Paris, l'ancien président de la République Jacques Chirac s'est défendu jeudi en affirmant que ces postes avaient "tous une raison d'être pour la ville".
"Aujourd'hui, on me reproche d'avoir recruté des personnes qui n'auraient pas de lien avec l'action municipale. Je conteste formellement cette affirmation. Ces emplois avaient tous une raison d'être pour la ville et pour le maire de Paris", explique l'ancien président de la République dans un entretien à Europe-1 diffusé jeudi en intégralité.
Rappelant qu'il avait été "le premier maire de Paris", la capitale étant jusqu'en 1977 gérée par un préfet, Jacques Chirac a expliqué ne pouvoir assumer seul "la totalité des fonctions de ce qui était auparavant un cabinet". Le préfet étant "parti avec tous ses collaborateurs", il a fallu s'entourer "nécessairement de collaborateurs pour (son) action au service des Parisiens", a-t-il expliqué, rappelant qu'il était "fier" de ses 18 ans passés à la mairie de Paris.
L'ancien chef de l'Etat a assuré qu'il irait lui-même s'expliquer devant le tribunal correctionnel "comme n'importe quel citoyen". Il est poursuivi pour "abus de confiance" pour des faits allant d'octobre 1992 à mars 1994 et pour "détournement de fonds publics" pour la période de mars 1994 à mai 1995, dans un dossier qui porte sur 21 emplois présumés fictifs de chargés de mission de la Ville de Paris. AP
lat/cb
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