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"Un accord simple, réel, précis, permettant d'impulser une dynamique, est nécessaire et possible" à Copenhague ou après, estime Jean-Louis Borloo, à un peu plus d'un mois de la Conférence sur l'après-Kyoto qui se tiendra en décembre dans la capitale danoise.
Dans un entretien au "Journal du dimanche", le ministre français de l'Ecologie fait part de la volonté de Paris de bâtir un "axe de justice sociale et écologique", précisant qu'un plan, "pour le moment baptisé 'justice-climat'", est en préparation pour "les pays les plus vulnérables".
"C'est le plan du rêve et du réel: un projet politique avant tout. Il est temps de faire notre révolution mentale", dit-il. "Nous essayons de construire un projet mondial qui ne soit pas une négociation qui oppose les uns et les autres", ajoute le ministre, expliquant avoir "rencontré les représentants des 80 pays les plus pauvres du globe".
"Alors que certains, désabusés, n'envisageaient même pas de se rendre à Copenhague, aujourd'hui ils sont tous d'accord pour s'engager dans cette voie", affirme-t-il, assurant qu'une "véritable solidarité mondiale climatique" est en cours d'édification.
Précisant qu'il ne s'agit "pas d'instaurer un impôt", le ministre de l'Ecologie souligne que la France réfléchit à des "financements innovants, sur les transactions financières par exemple".
Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner "pilote un groupe qui en étudie les modalités", dit-il, indiquant que l'argent doit être "attribué à des programmes précis (barrages hydrauliques, centrales solaires ou champs d'éoliennes)" et qu'ils "seront gérés de manière transparente avec un contrôle a posteriori, afin de ne décourager personne".
Soulignant que le président Nicolas Sarkozy "veut sauver Copenhague", il estime que le chef de l'Etat est le "seul" à avoir "cette capacité et ce poids international" après l'accord européen et assure qu'"on va retrouver la vraie France universelle".
"Nous voulons réussir Copenhague", assène Jean-Louis Borloo. Pour cela, il faut proposer un "accord de bonne foi qui permette à tout le monde de sortir gagnant".
En 1997, le sommet de Kyoto avait été une "avancée formidable", qui "s'est perdue dans des tractations et négociations épuisantes et vaines". "Un accord simple, réel, précis, permettant d'impulser une dynamique, est nécessaire et possible", ajoute-t-il. "Les modalités prendront peut-être un an. L'homme est capable de se ressaisir et d'être enfin solidaire!". AP
cr/com
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