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Le gouvernement a fait part lundi de sa préférence pour la version "métropoles" du projet de ligne grande vitesse (LGV) dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce tracé par le sud, via les agglomérations d'Aix-en-Provence, Marseille, Toulon et Nice est jugé "le mieux adapté", au grand soulagement des opposants au tracé nord, qui passait notamment près de la montagne Sainte-Victoire, immortalisée par Cézanne.
Dans un communiqué, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, respectivement ministre du Développement durable et secrétaire d'Etat aux Transports, disent demander à Réseau Ferré de France (RFF) "de présenter les conditions de poursuite du projet à un prochain conseil d'administration et d'engager la phase d'études conduisant au lancement de l'enquête d'utilité publique".
Le tracé retenu "empruntera les lignes ou emprises existantes. A défaut, les solutions d'enfouissement seront massivement privilégiées pour protéger le riverains, la biodiversité, les espaces remarquables ainsi que les exploitations agricoles et viticoles", écrivent-ils.
L'idée d'un tracé nord via le pays aixois avait soulevé la colère des élus locaux et des viticulteurs, inquiets des conséquences de la construction d'une telle ligne. "Nous sommes satisfaits de voir que nos arguments ont été entendus", se réjouissent les élus du Pays d'Aix dans un communiqué, qui se félicitent de lire sous la plume de l'ingénieur Yves Cousquer, désigné le 11 février dernier par M. Borloo pour trouver un compromis avant le 30 juin, "que le tracé nord 'déstructure fortement le vignoble'". AP
mw/com
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