Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous GRATUITEMENT


actu & culture


PARIS - jeudi 11 septembre 2008 à 15h08

Douze années de réclusion requis pour "viols" contre un ancien employé de l'ONU



L'avocat général de la cour d'assises de Paris a requis jeudi une peine "de l'ordre de douze années de réclusion criminelle" contre Didier Bourguet, un ancien employé civil de l'ONU accusé d'une vingtaine de viols commis entre 1998 et 2004 sur de jeunes filles africaines alors qu'il était en poste en République centrafricaine et au Congo-Kinshasa.

Pierre Kramer a réclamé que cette peine soit assortie d'une injonction de soins d'une durée de huit ans après la libération. Si Didier Bourguet ne respectait pas cette injonction, il devrait purger trois années de détention supplémentaires.

Le verdict est attendu ce jeudi soir. Il encourt vingt ans de réclusion criminelle.

L'avocat général a fustigé "l'absence de compassion" de ce mécanicien de 44 ans pour ses victimes âgées entre 12 et 18 ans à l'époque des faits. Il a aussi dénoncé la défense de l'accusé qui a invoqué le consentement des jeunes filles et l'absence de contrainte ainsi que le "stress" lié à sa condition d'expatrié dans des zones de conflit.

Ancien fonctionnaire de l'ONU, Didier Bourguet a été en poste en République centrafricaine (1998-2000), puis au Congo-Kinshasa où il était chargé de l'entretien de la flotte de véhicules des troupes de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Monuc). Il a reconnu 22 des 23 viols sur mineures dont il est accusé au cours de cette période.

En mai dernier, l'ONG Save the Children UK affirmait dans un rapport que les enfants sont souvent victimes d'abus sexuels de la part de travailleurs humanitaires internationaux et de soldats de maintien de la paix dans les zones de guerre et de catastrophes naturelles.

En janvier 2007, quatre casques bleus en poste dans le sud du Soudan ont été renvoyés chez eux au cours de l'année dernière dans le cadre de l'enquête sur des abus sexuels commis sur des enfants. Des faits similaires avaient été dénoncés au Congo-Kinshasa. AP

der/mw




Rechercher #iFrance#