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actu & culture


PARIS - lundi 28 juillet 2008 à 19h55

Accord "historique" entre Etat, chasseurs et défenseurs de l'environnement



Le ministère de l'Ecologie a annoncé lundi soir la signature d'un accord "historique" entre chasseurs, associations de protection de la nature et représentants du monde rural en matière de protection et de gestion des espèces sauvages et des territoires.

Cet accord a été signé par la Fédération nationale des chasseurs, l'Association nationale des chasseurs de gibier d'eau, la Fédération des associations de chasseurs en Europe, la fédération France Nature Environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux, la Fondation Nicolas Hulot, le comité français de l'Union mondiale pour la nature, la Ligue ROC ainsi que les représentants des territoires ruraux.

En matière de dates de chasse, le ministère annonce que la chasse de 24 espèces d'oiseaux d'eau est ouverte sur les zones humides hors littoral dès le premier jour de la troisième décade d'août, plutôt qu'à la fin août. Une table ronde présidée par le député UMP de la Somme Jérôme Bignon "examinera, sur des bases scientifiques, la possibilité de faire évoluer encore cette date, vers le 15 août". La foulque macroule pourra être chassée à partir du premier jour de la troisième décade d'août dans l'Hérault, sur le domaine public maritime et les eaux littorales. L'ouverture anticipée d'août sur les parties du domaine maritime est, elle, inchangée, précise le ministère.

Par ailleurs, les dates d'ouverture du gibier d'eau de septembre sont toutes regroupées sur une date unique, le 15 septembre. Le vanneau huppé ne sera toutefois chassable qu'à partir du 15 octobre, partout en France. Un moratoire de cinq ans sur la barge à queue noire, le courlis cendré et l'eider à duvet, "en mauvais état de conservation", est mis en place en métropole.

Quatre autres espèces de limicoles (le courlis corlieu, la barge rousse, le bécasseau maubèche et le chevalier gambette) feront l'objet d'un suivi attentif, pouvant conduire si nécessaire à la suspension temporaire des prélèvements. Parallèlement, l'Etat s'engage à mettre en oeuvre un plan de restauration du grand tétras, ce grand coq de bruyère en danger de disparition. Il s'engage également "à faire évoluer" le statut de la belette et de la martre.

Un groupe de suivi présidé par M. Bignon jusqu'en 2009 sera également chargé d'élaborer "des solutions pour les questions restées en suspens, comme celles concernant les dates de fermeture, les dégâts de gibier et l'économie de la chasse". AP

mw/com




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