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actu & culture


PARIS - jeudi 17 juillet 2008 à 12h54

Les radicaux de gauche voteront la réforme des institutions, confirme Baylet



Le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet a déclaré jeudi que la "grande majorité" des 18 députés et sénateurs de son parti allaient voter la réforme des institutions lors du Congrès réuni lundi à Versailles. Deux députées PRG, Christiane Taubira et Chantal Robin-Rodrigo, ont toutefois fait part de leur intention de voter contre.

Lors d'une conférence de presse au siège de son parti, M. Baylet a nié avoir été "acheté" par Nicolas Sarkozy, assurant avoir pris sa décision "par conviction". "Cette Constitution fait la part trop belle à l'exécutif et marginalise le législatif. A partir du moment où nous avons une proposition qui va dans le bon sens, un rééquilibrage entre le pouvoir exécutif et le législatif, nous considérons qu'il est de notre responsabilité de répondre favorablement", a expliqué le sénateur du Tarn-et-Garonne.

Pour M. Baylet, favorable à l'instauration d'une VIe République et à un régime présidentiel, "ce texte, même s'il est imparfait, va dans le bon sens", avec l'ordre du jour du Parlement partagé entre le gouvernement et les assemblées, la limitation de l'article 49-3, le droit de veto parlementaire sur les nominations de l'exécutif.

Le président du PRG a salué les gestes faits mercredi par M. Sarkozy sur le droit de réponse pour l'opposition aux propos du président dans les médias et l'abaissement de 20 à 15 du nombre minimum de députés requis pour créer un groupe, "une très vieille demande" des radicaux de gauche, faite lors de la précédente législature et réitérée après les législatives de 2007. Après avoir envisagé de s'allier avec les Verts et les communistes, ils se sont apparentés au groupe socialiste. "Le moment venu, nous essaierons de constituer un groupe tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat", a assuré M. Baylet.

Pour autant, la décision du PRG, prise "bien avant", n'est "pas liée" aux annonces de Nicolas Sarkozy, selon lui. D'ailleurs, "je n'ai rencontré personne ces jours-ci", a juré la main sur le coeur le sénateur du Tarn-et-Garonne. S'il a bien été reçu à l'Elysée, il ne se souvient pas de la date. Simplement, "il y a des gens aussi dans la majorité qui savent faire de la politique et qui ont considéré que c'était opportun".

Le président du PRG a assuré qu'il ne fallait pas voir dans son vote "quelque ralliement que ce soit à Nicolas Sarkozy", dont il "combat" la politique. Le PRG restera dans l'opposition et "il n'y aura pas" de ministres radicaux de gauche.

M. Baylet s'est dit "pas très inquiet" par les menaces de représailles du PS pour les élections sénatoriales du 21 septembre. "Nous avons dans notre accord politique avec le PS la totale liberté de vote", a-t-il rappelé. En outre, "un certain nombre de socialistes sont élus aussi grâce aux accords avec les radicaux".

Alors que les socialistes ont confirmé mercredi leur vote contre, il a déploré "l'opposition systématique" du PS, due selon lui à la préparation du congrès socialiste.

En première lecture, les parlementaires du PRG -11 députés dont trois apparentés et 7 sénateurs- s'étaient en grande majorité abstenus. Le vote pour d'une quinzaine d'entre eux lundi à Versailles pourrait permettre à Nicolas Sarkozy de franchir la barre des trois-cinquièmes des suffrages exprimés. AP

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