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Casques et ciel bleus ont marqué lundi matin le traditionnel défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées à Paris, en présence de nombreux dirigeants internationaux, dont celle, controversée, du président syrien Bachar el-Assad. Placé sous le signe des Nations unies, avec le secrétaire général Ban Ki-moon comme invité d'honneur, la parade s'est déroulée sans incident, malgré le climat de tension né des restructurations de la carte militaire.
Plus d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement présents pour le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée la veille avaient pris place dans la tribune officielle, parmi lesquels Mahmoud Abbas (Autorité palestinienne), Ehoud Olmert (Israël), Hosni Moubarak (Egypte), Michel Sleimane (Liban), Angela Merkel (Allemagne), ou encore Silvio Berlusconi (Italie).
Avant le début du défilé, Reporters sans Frontières (RSF) a distribué des tracts à proximité des Champs-Elysées pour dénoncer la présence "choquante" de Bachar el-Assad, estimant que "Nicolas Sarkozy va de renoncement en renoncement".
Sous le soleil, le président Nicolas Sarkozy a d'abord procédé à la traditionnelle revue de troupes, avant de recevoir les honneurs militaires et de rejoindre la tribune officielle où l'attendait notamment son épouse Carla, dont c'était le premier défilé en tant que première dame de France. "Je suis très émue, très fière, très honorée", a déclaré l'épouse du chef de l'Etat, tout en mauve, au micro de France-2 avant le défilé.
Autre innovation, le comédien Kad Merad a lu devant la tribune officielle le Préambule de la déclaration universelle des droits de l'Homme et ses huit articles, avant le début du défilé, lancé à 10h45 par neuf "Alpha Jet" de la patrouille de France, suivis d'appareils de l'Armée de l'air et de l'aéronautique navale.
Un détachement de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et de Casques bleus déployés en Méditerranée (Liban, Golan, Chypre) a ouvert le défilé des troupes à pied, conclu quelques minutes plus tard par les troupes de la Légion étrangère et leur pas traditionnellement plus lent (80 pas à la minute contre 120 pour les autres corps).
La parade s'est poursuivie avec le défilé motorisé, dont les imposants chars Leclerc, pour s'achever, une fois n'est pas coutume, par le saut de sept parachutistes de l'équipe de France militaire qui ont atterri vers midi place de la Concorde, au pied de la tribune officielle.
Aucun signe de grogne apparent n'a ponctué ce défilé, malgré l'opposition d'une partie de l'armée aux restructurations de la carte militaire prévues dans le Libre blanc de la Défense et les propos présidentiels après le drame de Carcassonne.
"Il n'y a pas de vague à l'âme dans les armées françaises", a estimé Nicolas Sarkozy à l'issue du défilé. "Les soldats français ne sont pas du genre à avoir du vague à l'âme", a-t-il affirmé sur TF1. "Ils ont parfaitement compris la nécessité de moderniser nos forces armées".
"Il y aura entre 20 et 30 unités majeures qui fermeront mais ça ne sont pas forcément des unités qui vont perdre leurs compétences et leurs qualifications", avait de son côté expliqué plus tôt le ministre de la Défense Hervé Morin. AP
jp/sb
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