Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Ségolène Royal a répété jeudi que le nouveau cambriolage de son appartement était "une affaire politique", évoquant "une façon très particulière de chercher à intimider, de chercher à faire peur".
"Un certain nombre de mes amis, de mes proches, de mes collaborateurs se sont vus dérobés leurs ordinateurs aussi il y a quelques mois", a révélé sur RTL la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, "souvent de manière concomitante".
"Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique puisque (...) le domicile d'une des principales opposantes est mis à sac", a expliqué Ségolène Royal.
Mme Royal a souligné que l'affaire est intervenue à "un moment politique sensible" alors qu'elle s'apprêtait à présenter sa contribution pour le congrès socialiste.
Selon elle, c'est sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy" et de "la façon dont Nicolas Sarkozy enrichit ses amis milliardaires et appauvrit le reste des Français" qui lui a valu ces nouveaux désagréments.
"Ce n'est pas la première fois que mon appartement est mis à sac, c'est la deuxième fois, mon domicile a déjà été visité et fouillé pendant la campagne présidentielle, a rappelé Mme Royal.
"J'espère que cette fois l'enquête ira jusqu'au bout et que nous trouverons les responsables", a-t-elle confié, estimant que "dans n'importe quelle autre démocratie le pouvoir en place se serait ému de ce qui se passe".
"Soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence" a affirmé Mme Royal, qui a dénoncé "des méthodes qui sont inacceptables dans une démocratie".
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en veut pour preuve le laps de temps durant lequel l'effraction s'est déroulée, "entre 20h30 et 22h30 à un moment où comme l'ont souligné les policiers il n'y a pas de cambriolage".
Interrogée sur les réactions à ses propos, elle a souhaité "retenir la solidarité très forte des élus socialistes d'une façon générale", mais a dénoncé en revanche "la violence et la vulgarité des réactions des responsables de l'UMP" qui contribuent à créer "un climat assez détestable aujourd'hui en France".
"Je ne souhaite à personne (...) même pas à ceux qui ont parlé de moi de cette façon là qu'il leur arrive ce qui m'est arrivé", ajoutant qu'elle et sa famille vivent un moment "déstabilisant parce qu'on se sent vulnérable". AP
sm/ma
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|