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actu & culture


PARIS - mercredi 09 juillet 2008 à 17h39

La Tour Eiffel, objectif qualité


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La qualité plutôt que la quantité: forte de près de sept millions de visiteurs en 2007, la Tour Eiffel est désormais rassasiée des records de fréquentation accrochés à son tableau de chasse. A l'aube de ses 120 ans, la Dame de Fer entend maintenant moderniser ses équipements et améliorer les conditions d'accueil de son public. Avec, entre autres objectifs, ceux de tirer la dépense moyenne des visiteurs vers le haut et de répondre aux enjeux du développement durable.

Nous sommes "perfectibles dans plein de domaines", a souligné mercredi Jean-Bernard Bros, président de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), en dévoilant devant la presse un plan de modernisation du service et des espaces du monument, auquel 170 millions d'euros d'investissements doivent être consacrés sur dix ans.

Car si la Dame de Fer "détient le record des monuments payants les plus visités au monde", elle présente plusieurs points faibles, dont le "principal" est l'attente qui peut dépasser deux heures suivant les saisons. "Nous ne sommes plus dans les standards d'un grand monument touristique parisien", les "conditions d'accueil et d'attente ne sont pas acceptables", a observé Nicolas Lefebvre, directeur général de la SETE -dont la Ville de Paris est l'actionnaire majoritaire.

Le plan, engagé en 2007 et à horizon 2015, s'articule donc autour de cinq grands axes d'action. En premier lieu, l'amélioration du service offert aux visiteurs, qui passera par une meilleure information, une réduction de l'attente, de nouveaux services (dont une consigne à bagages prévue en fin d'année et un parcours thématique à destination des enfants à la rentrée) et une refonte du système de vente de tickets. On mettra en place à l'automne 2009 une solution de billetterie horodatée (par internet ou aux caisses sur place) pour toutes les clientèles, qui viendra compléter le système de prévente à destination des professionnels du tourisme, des groupes et des scolaires.

La Tour Eiffel veut aussi améliorer l'accueil de certains publics: les handicapés, les scolaires ainsi que les Franciliens et les Parisiens -représentant 2% de la fréquentation- qui ont "déserté" le lieu. Les dirigeants de la SETE souhaitent aussi encourager l'affluence nocturne.

Par ailleurs, le plan vise à rendre les espaces ouverts aux visiteurs "plus confortables et plus agréables". Il est ainsi prévu de réhabiliter le parvis, de centraliser les caisses et les services d'accueil, sans compter la création de surfaces protégées des intempéries pour les visiteurs. Côté restauration, la brasserie du premier étage doit faire l'objet d'une refonte complète, avec un nouvel espace qui pourra satisfaire chaque jour plus d'un millier de visiteurs de toutes origines, dès le printemps 2009, avant un réaménagement des points de restauration rapide sur le parvis, aux 1er et 2e étages du monument. Au chapitre souvenirs, le monument a inauguré le 7 juillet sa première boutique en ligne.

Dans l'air du temps, la SETE veut aussi "réduire l'empreinte environnementale" de la Tour Eiffel. Elle entend amplifier son plan de baisse de la consommation de l'électricité (12% d'économie en 2007), en généralisant notamment l'éclairage basse consommation et réduisant de cinq minutes à chaque heure la durée du scintillement nocturne, "probablement à la rentrée".

Autre grande priorité, la modernisation des installations. Les deux ascenseurs hydrauliques, installés en 1899, seront rénovés pour 40 millions d'euros d'investissements. Leur capacité égalera celle de l'ascenseur Nord (920 personnes/heure, soit un gain d'environ 35%). Un fluide hydraulique supprimant tout recours à l'huile sera utilisé, et le système de refroidissement à eau perdue supprimé. Les premiers travaux concernant l'ascenseur Ouest doivent démarrer en octobre, pour une remise en exploitation à l'été 2010.

Grâce à ces actions, la SETE espère voir grimper la "dépense moyenne" des visiteurs. Celle-ci atteint aujourd'hui 3,50 euros, en dehors de l'achat du ticket d'entrée (7,50 euros en moyenne) et de la fréquentation du restaurant Jules Verne. "Nous sommes très loin des standards moyens des sites touristiques", remarque Nicolas Lefebvre. "On peut penser que si tout se passe bien", le visiteur sera "prêt à dépenser sept euros en services divers et variés". AP

Sur le Net: http://www.tour-eiffel.fr

cr/cov/mw




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