Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous GRATUITEMENT


actu & culture


PARIS - mercredi 02 juillet 2008 à 19h28

Désignation d'un nouveau chef d'état-major de l'armée de terre dans un climat tendu



Dans un climat tendu depuis la publication du Livre blanc sur la Défense et alourdi par la fusillade de Carcassonne, le général Elrick Irastorza a été nommé mercredi en conseil des ministres nouveau chef d'état-major de l'armée de terre.

Cette nomination intervient au lendemain de la démission du général cinq étoiles Bruno Cuche et de la mise en examen du sergent auteur des tirs pour "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois au préjudice de 16 victimes".

Au cours du conseil à l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy s'est de nouveau indigné des conditions ayant rendu possible l'incident survenu dimanche à la caserne Laperrine de Carcassonne. "Ce qu'il avait découvert là-bas (lors de son déplacement lundi, NDLR) était profondément inadmissible", a souligné le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, qui rapportait ses propos. "On a tiré sur la foule avec une arme de guerre. Le président de la République a considéré que tout cela était profondément inadmissible."

En particulier, "même à blanc, on ne tire pas dans la foule (...) Il s'agissait d'une idée proprement terrifiante", a encore dit le chef de l'Etat selon M. Chatel.

Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy "assume pleinement" la démission du général Cuche. "Il a indiqué qu'il trouvait plutôt sain que le chef d'état-major en tire les conséquences."

Son successeur, le général Irastorza, âgé de 57 ans, a notamment dirigé la force Licorne en Côte d'Ivoire du 15 juin 2005 au 15 juin 2006. Il arrive à la tête de l'armée de terre dans un contexte tendu après les annonces du Livre blanc sur la Défense, qu'un groupe d'officiers généraux et supérieurs baptisé "Surcouf" avait critiqué, jugeant son modèle d'analyse "déficient" et "marqué par un certain amateurisme".

Ce malaise est aujourd'hui accentué par les prises de position de Nicolas Sarkozy sur la fusillade de Carcassonne, qui a vu un sergent blesser 17 personnes, principalement des civils, en confondant, a priori accidentellement, balles réelles et balles à blanc, lors d'une démonstration de libération d'otages du Groupe de commandos parachutistes (GCP) du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa).

L'état de santé des neuf personnes blessées qui restaient hospitalisées était jugé "stable" voire pour certains "satisfaisant", a-t-on appris mercredi après-midi auprès de la préfecture de l'Aude et du CHU de Toulouse. Parmi les trois enfants blessés admis dimanche soir à l'Hôpital des enfants de Purpan, à Toulouse, un enfant de trois ans arrivé dans un "état sévère", qui avait une plaie au coeur, une autre au niveau du bras et des éclats de balles au niveau de la voûte crânienne, s'est réveillé et était dans un "état stable".

Un autre garçon, de 10 ans, souffrant de plaies pulmonaires, présentait lui aussi un état "stable". Le troisième enfant, âgé de 9 ans et touché à la cuisse, connaît pour sa part "des suites opératoires correctes".

Un homme de 40 ans, hospitalisé à Carcassonne et qui faisait partie des quatre blessés graves de la fusillade, demeurait en réanimation pour "observation rapprochée". Son état était jugé "stable", comme celui d'une femme de 37 ans opérée des deux jambes à Perpignan.

Un autre homme de 36 ans restait hospitalisé à la clinique Montréal de Carcassonne pour un "suivi post-opératoire. Son état était jugé "satisfaisant" et sa sortie envisagée dans les prochains jours. AP

co/xdec1/ljg/tl




Rechercher #iFrance#