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Ségolène Royal a été déboutée lundi par le tribunal de grande instance de Paris de ses poursuites en diffamation intentées contre les auteurs du livre "La femme fatale" et leur éditeur. L'ancienne candidate à l'élection présidentielle réclamait 70.000 euros de dommages et intérêts.
Mme Royal a décidé de faire appel du jugement. "S'agissant d'allégations mensongères concernant mes enfants et mon rôle de mère, j'ai décidé immédiatement de faire appel de cette décision qui ne me convainc pas", a-t-elle justifié dans un communiqué.
La présidente de la région Poitou-Charentes avait assigné les journalistes du quotidien "Le Monde" Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué pour diffamation après la parution en mai 2007 aux éditions Albin Michel du livre "La femme fatale". Seul un passage de l'ouvrage, relatant un épisode remontant à août 2006, était concerné par les poursuites.
A cette époque, Julien Dray, qui deviendra le porte-parole de la candidate pendant la campagne présidentielle, aurait fait état d'une crise conjugale ouverte entre François Hollande et Ségolène Royal lors d'une discussion avec des journalistes. Il aurait affirmé qu'elle avait menacé son compagnon de ne plus revoir ses enfants s'il soutenait une candidature éventuelle de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
Lors de l'audience du 26 mai devant la 17e chambre civile du TGI de Paris, les deux journalistes avaient affirmé que Julien Dray leur avait confirmé ces propos. L'avocat de Ségolène Royal, Me Jean-Pierre Mignard, leur avait reproché de ne pas avoir vérifié ces allégations auprès des personnes concernées.
Le tribunal a pour sa part considéré que "le propos poursuivi ne présentait pas de caractère diffamatoire". C'est "un simple constat du risque familial qu'il encourt s'il persiste dans une attitude politique désapprouvée par sa progéniture", deux des enfants du couple ayant fait campagne pour leur mère, a noté la 17e chambre.
"Le fait qu'elle mentionne ce risque devant son compagnon -serait-ce même pour exercer une pression sur lui- ne saurait davantage être considéré comme contraire à l'honneur", a ajouté le tribunal. AP
ir/tl
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