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L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a qualifié mardi de "mauvaise chose" le vote des sénateurs supprimant l'obligation d'un référendum en France avant toute adhésion de la Turquie à l'Union europénne.
"Vous faites voter le Parlement (...) au début de l'année 2005 pour dire il y aura un référendum sur l'entrée de la Turquie en Europe. Les gens se sont dits très bien on nous demandera notre avis, c'est ça qu'ils ont retenu", a expliqué M. Giscard d'Estaing sur France-Inter. "Trois ans après (...) on demande aux mêmes qui l'ont voté de la supprimer, ça n'est pas raisonnable. Si on veut démolir la confiance de l'opinion publique on n'agirait pas autrement".
L'ancien président de la Convention sur l'avenir de l'Europe a estimé par ailleurs que c'est "en partie" la faute des médias si la traité de Lisbonne n'a pas été ratifié par les électeurs irlandais, car "le citoyen de base ne reçoit pas l'information exacte sur l'Europe".
M. Giscard d'Estaing a affirmé que "l'objectif ce n'est pas la ratification, c'est l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne", qui selon lui est inéluctable, malgré l'absence "à l'heure actuelle de leadership pro-européen fort et démocratique". AP
sm/ma
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