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Le parquet général de la cour d'appel de Paris a demandé au président de la cour d'assises de Paris de renvoyer à une date ultérieure le procès de 17 responsables de la junte chilienne, accusés d'actes de barbarie sur quatre Français, en raison de problèmes de procédure, a indiqué mardi le parquet général dans un communiqué.
Cette demande de report du procès est due "aux difficultés liées aux contraintes de citations à l'étranger", précise le parquet général dans ce communiqué qui, en conséquence, "a demandé au président de la cour d'assises d'ordonner le renvoi du procès à une date ultérieure".
Augusto Pinochet est mort à l'âge de 91 ans le 10 décembre 2006 sans avoir jamais eu à répondre des crimes commis au Chili pendant les 17 ans de sa dictature (1973-1990.
Les 17 accusés, visés par des mandats d'arrêts internationaux, sont poursuivis pour enlèvement, séquestration suivies ou précédées d'actes de tortures et de barbarie. Parmi eux figurent les généraux Herman Brady-Roche et Juan-Manuel Contreras, chef de la DINA, la police politique du régime. Paul Schaefer, l'ex-responsable de la "Colonia Dignidad", arrêté en mars 2005 en Argentine, est également visé par un mandat d'arrêt international.
Parmi les victimes, Georges Klein, médecin personnel du président Salvador Allende, n'a plus donné signe de vie depuis le 11 septembre 1973, jour du putsch. Etienne Pesle a été enlevé le même jour par des militaires de l'armée de l'Air. Alphonse-René Chanfreau, arrêté le 11 septembre 1973, n'est jamais ressorti de la "Colonia Dignidad", une communauté sectaire fondée par un ancien nazi au Chili. Enfin, Jean-Yves Claudet, militant d'extrême gauche, a été enlevé le 1er novembre 1975 à Buenos Aires en Argentine. AP
pas/mw
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