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Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire à la suite des propos du président du Front national, Jean-Marie Le Pen, dans le magazine "Bretons" où il répète que les chambres à gaz sont "un détail de la Seconde guerre mondiale", a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Cette enquête, qui vise les délits de contestation de crime contre l'humanité et provocation à la haine raciale, a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDE), a-t-on précisé de même source.
Dans cet entretien réalisé le 4 avril et paru le 25, le dirigeant frontiste assure également ne pas se sentir obligé de croire à la thèse de l'extermination des Juifs par les nazis. Propos qui pourraient caractériser le délit de contestation de crimes contre l'humanité
Dans la suite de l'entretien, il explique que la France, "sur le papier", n'existe plus et "sera comme le sont un certain nombre de villes françaises à majorité musulmane". Des propos qui pourraient s'assimiler au délit de provocation à la haine raciale.
Cette interview a suscité des réactions indignées d'associations des droits de l'Homme ou de responsables politiques. Deux associations, SOS Racisme et la Ligue citoyenne, ont déposé plainte auprès du parquet, a-t-on ajouté de source judiciaire.
Pour sa défense, Jean-Marie Le Pen avait indiqué avoir interdit au magazine de publier son interview sans en préciser les raisons. Selon le rédacteur en chef de "Bretons", le différend viendrait de ce qu'il avait refusé de faire la couverture avec le président du FN.
En septembre 1987, le dirigeant du FN avait déclaré que les chambres à gaz n'étaient qu'"un point de détail" de l'histoire. Il avait réitéré en décembre 1997 à Munich, assurant cette fois qu'elles n'étaient qu'"un détail". Il a été condamné à deux reprises pour avoir tenus de tels propos.
Le 8 février dernier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende "complicité d'apologie de crimes de guerre" et "complicité de contestation de crime contre l'Humanité" à la suite de ses propos sur l'Occupation dans un entretien acordé en 2005 à l'hebdomadaire d'extrême droite "Rivarol"AP
pas/mw
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