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actu & culture


PARIS - mardi 06 mai 2008 à 16h34

La démocratie est "asphyxiée" par la présidence de Sarkozy, selon la LDH



A l'occasion de la première année de présidence de Nicolas Sarkozy, la Ligue des droits de l'Homme dresse un bilan particulièrement alarmant de la situation en France dans "La démocratie asphyxiée", un rapport publié mercredi.

En six chapitres, la LDH établit pour la cinquième année consécutive l'état des droits de l'Homme en France, avec une tonalité particulière pour l'édition 2008 qui correspond à la première année de M. Sarkozy à l'Elysée. Elle dénonce notamment "un rouleau compresseur sécuritaire" mis en place par le gouvernement, qui se manifeste par un "éloge de la répression", "des dérives xénophobes", "un fantasme de surveillance absolue" et des "réformes sociales à un train d'enfer".

Dès l'introduction, le président de la LDH Jean-Pierre Dubois donne le ton de cette "démocratie asphyxiée", par "un président-soleil, qui gère l'Etat comme une entreprise personnelle dans une ambiance jet-set, libéré de tout complexe voie de tout scrupule".

"Avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le présidentialisme propre à la Ve République a donné naissance à une véritable monarchie élective, à laquelle aucune institution ne résiste, ni le gouvernement, réduit à quelques 'collaborateurs' notés par un cabinet d'audit privé, ni le Parlement (...) ni la justice", épingle M. Dubois. "S'est ainsi enclenchée une dynamique de désagrégation des institutions sans précédent", déplore-t-il.

Dans le chapitre "sécurité, justice, prisons: éloge de la répression", la LDH critique notamment la loi relative à la prévention de la délinquance qui est "l'illustration presque caricaturale d'une de ces formules démagogiques qu'il (Sarkozy, NDLR) a multipliées pendant des mois, selon laquelle la meilleure des préventions, c'est encore la répression". "Elle généralise des moyens de surveillance multiples, impose la communication d'information à caractère normalement confidentiel".

Autant "d'atteintes à des principes fondamentaux concernant les droits de la personne ont provoqué des réserves importantes de la CNIL". De même, le texte de loi sur la récidive, "est extrêmement répressif" et "manifeste une grande méfiance à l'égard des magistrats en limitant leur liberté en matière de personnalisation des peines". AP

ljg/com/mw




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