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Une relance de la police de proximité est nécessaire après les violents incidents qui ont touché Villiers-le-Bel et plusieurs autres communes du Val d'Oise, estime mardi Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS.
Dans un entretien par écrit accordé à l'Associated Press, il observe que "le système de police n'a pas évolué" depuis les émeutes de l'automne 2005. "Le problème des mauvaises relations entre la police et les minorités est sous-estimé. Et surtout, ceci n'est pas identifié comme une priorité politique forte", souligne le chercheur.
Selon lui, on ne peut que s'interroger sur la responsabilité de Nicolas Sarkozy. "Il a été ministre de l'Intérieur (No2 du gouvernement) depuis 2002 et il est président depuis 2007. Comment sa responsabilité pourrait ne pas être questionnée?", lance-t-il.
Et Sébastian Roché de poursuivre: "il a enterré la police de proximité. Il n'a pas demandé l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire, d'un grand débat sur le problème des banlieues. La politique de l'autruche ne règle pas les problèmes".
Il plaide pour une relance de la police de proximité, "seule manière de traiter l'essentiel, l'amélioration de la confiance". "La police doit mieux équilibrer son action entre la lutte contre la délinquance et le service au public. Les tasers, flashballs et la vidéosurveillance ne sont pas les outils d'une satisfaction retrouvée", conclut le chercheur. AP
ts/ir/mw
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