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actu & culture


SAINT-PETERSBOURG - samedi 15 juillet 2006 à 19h19

Proche-Orient: Paris appelle à l'unité du G-8



Paris a appelé samedi les participants du sommet du G-8 à Saint-Pétersbourg à l'unité sur le dossier du Proche-Orient, mais s'est opposé au désarmement par la force du Hezbollah libanais.

Jacques Chirac "attend de ce G8 la mobilisation de tous autour de cet objectif de désescalade" dans la région, a déclaré samedi Jérôme Bonnafont, porte-parole du président français. "Pour aborder ces crises de façon efficace, il faut une démarche d'unité, pour adresser un seul message, et pour que ceux qui pourraient être tentés par des politiques de déstabilisation comprennent qu'ils ne peuvent pas enfoncer un coin entre les uns et les autres", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Pour la France, a souligné M. Bonnafont, interrogé sur un éventuel désarmement du Hezbollah libanais, "il va de soi que la pleine application de la résolution 1559 (sur la souveraineté du Liban, ndlr) reste notre objectif mais il va de soi aussi que ce n'est pas par la violence qu'on résout les situations" de ce type.

Aussi bien au Liban qu'entre Israël et les Palestiniens, a-t-il poursuivi, il faut "arriver à se mobiliser pour faire cesser la violence et ramener la paix et les choses à une possibilité de discussion". La France suggère au Liban, "une fois désescalade obtenue, pour donner des assurances de sécurité, une forme de présence internationale", comme cela s'est fait par le passé dans des circonstances similaires.

Le porte-parole présidentiel a déploré que la situation se soit détériorée au Proche-Orient alors que "nous étions dans une séquence porteuse d'espoir avant tout cela". "Il faut maintenant arriver à revenir à cette séquence de dialogue politique qui est la seule à même" les conflits, "c'est cela l'urgence et la priorité", a-t-il lancé.

Paris escompte "de la part de tous une action en direction des protagonistes" et, a insisté M. Bonnafont, "de ce point de vue, chacun a son rôle". Ainsi, a-t-il souligné, "il va de soi que lorsque les émissaires du secrétaire général de l'ONU se rendent dans des pays arabes, c'est pour obtenir leur appui, de façon que du côté arabe on fasse passer des messages, en particulier au Hamas et au Hezbollah". AP

st/cov/sb




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