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Quatre cents personnes ont manifesté mercredi soir à Paris pour réclamer la libération des otages détenus par la guérilla colombienne. La famille d'Ingrid Betancourt, la Franco-Colombienne enlevée le 23 février 2002 par les FARC, ouvrait le cortège qui a rallié le parvis de la cathédrale Notre-Dame à celui de l'Hôtel de Ville. Elle a rappelé son refus de toute intervention militaire, prônant une nouvelle fois une solution négociée.
Cette "Marche de la détermination" était organisée à l'occasion des 63 mois de détention de la sénatrice écologiste. Elle intervient moins d'une semaine après les propos du président colombien Alvaro Uribe, qui a annoncé une opération militaire pour libérer les otages.
Mélanie, la fille d'Ingrid Betancourt, lui a de nouveau mercredi reproché d'avoir "agi de façon tout à fait irresponsable". Elle craint en effet que les ravisseurs n'exécutent les otages dès qu'ils détecteront une avancée de l'armée.
Mardi, Nicolas Sarkozy a reçu mardi à l'Elysée Luis Carlos Restrepo, haut commissaire pour la paix en Colombie. Il a rappelé à cet émissaire de M. Uribe l'attachement de Paris à "une solution négociée" et à un "accord humanitaire" entre Bogota et les Forces armées révolutionnaires de Colombie. D'après Mélanie Betancourt, le lendemain de l'intervention française, "le président Uribe a atténué ses propos en évitant de parler d'opération militaire" mais "il faut rester très vigilant".
Les banderoles interpellaient à la fois les FARC et le président Uribe. "Plus d'excuses. Un accord humanitaire MAINTENANT", réclamait l'une d'elles, en espagnol. Plusieurs manifestants portaient des T-shirts avec la photographie d'Ingrid et divers slogans: "No mas secuestros! (Plus d'otages) Libérez-les! Libérez-la!" ou encore "Liberté, égalité, volonté". AP
cb/cov/mw
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