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Le vote très attendu sur la réforme du système de santé défendue par Barack Obama doit finalement intervenir ce samedi à la Chambre des représentants après la levée d'un dernier obstacle lié à la question de l'avortement et une ultime visite du président américain au Capitole.
Le président Obama prévoyait de se rendre samedi matin (après-midi, GMT) au Capitole, siège du Congrès américain à Washington, pour plaider une dernière fois la cause de sa réforme, priorité numéro un de son programme de politique intérieure, et lancer un appel personnel à tous les députés du groupe démocrate.
Face à l'opposition unanime des représentants (députés) républicains, les démocrates doivent en effet compter sur toutes les voix de leur camp à la Chambre pour permettre l'adoption de cette réforme majeure, souhaitée par le camp progressiste depuis plus d'un demi-siècle.
Or, un groupe de représentants démocrates anti-avortement menaçait de ne pas voter en faveur du texte en raison d'une disposition prévoyant d'inclure l'interruption volontaire de grossesse dans l'un des régimes de couverture santé qui sera proposé par l'Etat.
Tard vendredi soir, lors d'une réunion présidée par Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, un compromis de dernière minute a finalement été trouvé avec ces démocrates anti-avortement. Ces derniers auront la possibilité, lors du débat en séance plénière, de soumettre au vote un amendement introduisant de nouvelles restrictions aux conditions de prise en charge de l'IVG.
Quel que soit le sort réservé à cet amendement, les députés récalcitrants -menés par les représentants Bart Stupak et Brad Ellsworth- se sont engagés à regagner les rangs démocrates lors du vote final afin d'assurer la majorité nécessaire face à l'opposition unanime des représentants républicains, selon la présidence de la Chambre.
Après des mois de lobbying de la Maison Blanche et de tractations parlementaires, la dernière version du projet de réforme prévoit d'étendre la couverture santé à 96% des Américains, soit 36 millions d'Américains supplémentaires, et interdirait aux compagnies d'assurance de refuser une couverture sur la base des antécédents de santé d'un client.
Le texte prévoit également la mise en compétition de l'Etat et du secteur privé pour la vente de polices d'assurance et oblige également les employeurs à proposer une couverture-santé à leurs salariés. Aujourd'hui, quelque 50 millions d'Américains ne possèdent pas d'assurance-maladie. Le coût pour l'Etat de cette réforme du système de santé est évalué à 1.200 milliards de dollars sur 10 ans. AP
sop/v95-85-59
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