Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a souhaité lundi que les premières aides du plan d'aide d'urgence au secteur agricole "puissent être débloquées dès la semaine prochaine". Reçus au ministère, les syndicats se sont déclarés peu convaincus par les modalités de mise en oeuvre des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy la semaine dernière, la FNSEA n'excluant pas "de nouvelles actions" semblables à la manifestation du 16 octobre.
"J'écrirai dès cette semaine aux préfets pour leur demander de mettre en oeuvre notre plan en leur fixant des critères et des modalités de mise en oeuvre", a affirmé M. Le Maire lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion d'étape avec les syndicats agricoles. "L'objectif est que les premières aides puissent être débloquées dès la semaine prochaine pour les agriculteurs français".
Le ministre de l'Agriculture a expliqué que deux critères principaux seraient étudiés en priorité dans l'attribution du milliard d'euros de prêts bonifiés par l'Etat annoncé la semaine dernière par le président de la République dans le Jura: "le taux d'endettement" et "le niveau de revenus". Un médiateur du crédit sera par ailleurs installé "pour nous assurer que toutes les difficultés que pourraient rencontrer les exploitants dans leurs discussions avec les banques puissent être levées dans les meilleurs délais possibles".
Bruno Le Maire a également indiqué que les 250 millions d'euros de prêts à remboursement différé annoncés le 21 septembre pour les seuls producteurs laitiers seraient compris dans le milliard d'euros promis la semaine dernière. "L'objectif est que nous parvenions au total à un milliard d'euros de prêts pour l'ensemble des exploitations agricoles", a-t-il souligné.
Enfin, la loi sur la modernisation agricole sera déposée au Parlement "d'ici la fin du mois de décembre", a-t-il assuré.
Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer, a pensé "très peu de choses" de cette réunion d'étape. "Je trouve que les choses sont un peu compliquées (...) et je me demande si on a envie vraiment de venir en aide à tous les producteurs", a-t-il déclaré à la sortie.
Pour le président de la FNSEA, l'urgent est ainsi de satisfaire au "besoin énorme de trésorerie dans les exploitations", et "de savoir comment un agriculteur, dans quelque situation qu'il soit, peut aller à sa banque demander ce prêt de trésorerie dont il a besoin aujourd'hui". "Je n'ai pas de réponses totalement claires à des questions simples que j'ai posées", a-t-il affirmé.
M. Lemétayer a annoncé une réunion des présidents départementaux de la FNSEA mercredi prochain et a dit envisager une nouvelle manifestation des agriculteurs, similaire à celle du 16 octobre. "De nouvelles actions de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ne sont certainement pas à exclure parce qu'il faut du concret", a-t-il prévenu, estimant que "le plan annoncé par le président de la République ne sera pas à la hauteur souhaitée par beaucoup de producteurs".
Pour François Lucas, président de la Coordination rurale, "on se rend compte, comme d'habitude, que c'est très compliqué". "L'enveloppe est ridicule par rapport aux besoins, donc ce que nous avons demandé c'est que l'argent arrive très vite pour ceux qui en ont le plus besoin", a-t-il expliqué. AP
jp/cov/sb
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|