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Les films seront disponibles en vidéo à la demande quatre mois après leur sortie en salles, contre sept mois et demi auparavant, grâce à l'accord sur la chronologie des médias signé lundi entre les entreprises de la filière, a-t-on appris auprès du ministère de la Culture.
L'accord pour le réaménagement de la chronologie des médias a été signé par des organisations du cinéma (exploitants, distributeurs, producteurs), des chaînes de télévision payantes et gratuites (France-télévisions, TF1, Arte, Canal + et M6) et des éditeurs de vidéo à la demande (le syndicat des éditeurs de vidéo à la demande, Orange et SFR).
"Il favorise le développement de l'offre légale, dans l'esprit de la loi 'Création et Internet', en prévoyant que les oeuvres soient disponibles en vidéo à la demande quatre mois après leur sortie en salles (contre 7 mois et demi jusqu'à présent)", souligne le ministère dans un communiqué. L'accord "raccourcit les délais de diffusion des films sur les chaînes de télévision en consolidant la contribution essentielle de ces dernières au financement du cinéma", selon la même source.
UniversCiné, société de distribution en vidéo à la demande réunissant une cinquantaine de producteurs et distributeurs indépendants français, se félicite dans un communiqué de la signature de l'accord, estimant qu'il "va permettre d'élargir davantage l'offre de films que (la société) propose aux internautes, tout en accroissant les rémunérations reversées aux ayants-droits".
En revanche, l'ARP, la société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs, a refusé de signer cet accord, considérant qu'il "manque d'ambition par rapport au projet qu'il s'était fixé, à savoir qu'il ne répond pas suffisamment à la question de l'offre légale".
"Nous déplorons le fait qu'il n'opère pas une vraie réflexion sur la relation entre le cinéma et Internet", explique l'ARP dans un communiqué. "Il ne fait que consolider le présent et le court terme -et il fallait le faire- tout en demeurant trop timoré sur le futur". AP
sc/sb
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