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actu & culture


PARIS - jeudi 02 juillet 2009 à 13h56

Le dossier turc au centre de la visite de Sarkozy vendredi à Stockholm



Nicolas Sarkozy se rend vendredi à Stockholm pour une visite de travail destinée à surmonter la divergence entre la France et la Suède sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Le président français sera le premier chef d'Etat européen reçu par le Premier ministre Fredrik Reinfeldt depuis le début de la présidence suédoise de l'Union européenne le 1er juillet.

Les deux hommes, qui auront un entretien suivi d'un déjeuner de travail, discuteront des priorités des six mois de présidence suédoise: crise économique, changement climatique, entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Sur ces différents sujets, il n'y a "pas de divergence" entre la France et la Suède, selon l'Elysée. "Nous avons la volonté d'aider la Suède à progresser, réussir", dit-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Les deux pays se trouvent en revanche en désaccord total sur la question turque. Opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE, M. Sarkozy préfère un partenariat privilégié. Chaud partisan de l'élargissement vers la Turquie, Fredrik Reinfeldt a fait des négociations avec Ankara une des priorités de sa présidence. Le Premier ministre suédois a prévu d'ouvrir un nouveau chapitre dans les discussions.

Ce contentieux avait conduit fin mai le président français à reporter son déplacement à Stockholm. L'Elysée invoquait jeudi une "question de calendrier". Mais selon des informations parues à l'époque dans la presse française, le chef de l'Etat n'avait pas apprécié des déclarations au "Figaro" du ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, qui défendait "l'intérêt stratégique" de l'entrée de la Turquie dans l'Union. M. Sarkozy ne voulait pas que sa visite à Stockholm interfère avec les élections européennes du 7 juin, pour lesquelles il avait réaffirmé son hostilité à l'adhésion turque.

L'Elysée s'efforçait jeudi de minimiser le désaccord. "Sur les six mois qui viennent, il n'y a pas de divergence particulière", expliquait-on à la présidence, en laissant entendre que Paris ne s'opposerait pas à l'ouverture de nouveaux chapitres dans les négociations.

Cette position est conforme à celle de Nicolas Sarkozy lors de sa présidence de l'UE au second semestre 2008. Le président français n'avait pas bloqué les négociations, acceptant l'ouverture de deux nouveaux chapitres.

L'Elysée constate que les laborieuses négociations ouvertes en 2005 progressent peu en raison de l'intransigeance d'Ankara sur la question de Chypre. "La balle est plutôt dans le camp de la Turquie", remarque-t-on à la présidence. AP

egp/st




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