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actu & culture


PARIS - vendredi 06 mars 2009 à 17h46

Universités: la balle dans le camp de Xavier Darcos



La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse et la plupart des syndicats des universités ont trouvé vendredi un compromis sur la rédaction du décret enseignants-chercheurs. Mais les syndicats ont immédiatement prévenu que la contestation allait se poursuivre tant que la réforme de la formation des maîtres, dossier sur lequel le ministre de l'Education Xavier Darcos a la main, ne serait pas reportée.

Mme Pécresse, le syndicat Autonome, l'UNSA, le SGEN-CFDT et FO ont abouti à une nouvelle rédaction du décret contesté vendredi vers 15h30, au terme de trois séances de négociation et d'une durée totale de 23 heures de discussion. Le Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESUP-FSU) avait pour sa part boycotté ces séances, estimant que "toutes les revendications doivent être mises sur la table, au moins dans un premier temps".

Le nouveau décret rappelle l'indépendance des enseignants-chercheurs et stipule que la modulation de leur temps de service entre enseignement, recherche et tâches administratives, ne pourra se faire sans l'accord des intéressés.

Par ailleurs, l'évaluation des enseignants chercheurs sera faite par leurs pairs et leur promotion sera décidée comme aujourd'hui, à parité entre universités dont ils dépendent et l'échelon national de la Conférence nationale des universités (CNU).

Tous les syndicats qui étaient présents autour de la table ont fait état d'un "compromis acceptable". Le syndicat Autonome, de son côté, a émis "une réserve" concernant les promotions, car cette disposition fera l'objet d'un arrêté mais ne figure pas en toutes lettres dans le décret.

"Nous avons un projet de décret réécrit, équilibré, qui prend en compte l'ensemble des positions exprimées", a salué la ministre à l'issue de la réunion. "L'objectif du nouveau décret, c'est de recréer les conditions de la confiance et de poursuivre la réforme des universités", a-t-elle ajouté.

Reste que les syndicats ont mis un énorme bémol au retour de "la confiance".

"Il n'y a plus d'opposition de front sur le décret. Reste que nous sommes face à un problème beaucoup plus large et que tant qu'il n'y aura pas de signal clair de Xavier Darcos sur la masterisation, la crise ne sera pas finie", a déclaré le porte-parole de l'UNSA, Yves Markowicz. Cette position est partagée par tous les syndicats présents à la réunion, a-t-on constaté.

De nouvelles manifestations d'enseignants-chercheurs et d'étudiants sont d'ailleurs prévues dès la semaine prochaine, et notamment mercredi, jour où la FSU, la CGT et l'UNEF appellent à des rassemblements en commun avec les écoles, collèges et lycées pour dénoncer la politique du gouvernement "de la maternelle à l'université". AP

god/cre/mw




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