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La Banque centrale européenne "devrait se poser la question de la croissance économique en Europe et pas simplement de l'inflation", a estimé lundi Nicolas Sarkozy sur France-3.
"En tant que président de l'Union, je dois rassembler toute la famille, donc je ne dois pas commencer par faire des reproches", avait-il noté auparavant.
Reprenant le discours anti-BCE qu'il tenait en tant que candidat, le président français a estimé que "l'inflation d'il y a 30 ans et de maintenant n'ont rien à voir". Celle d'aujourd'hui "est due à l'explosion des matières premières".
Dans ce contexte, "on ne va pas m'expliquer que pour lutter contre l'inflation il faut monter les taux d'intérêt", a lancé M. Sarkozy.
"Si vous raréfiez la monnaie en augmentant les taux d'intérêt, vous empêchez les particuliers, les entreprises, d'investir et d'empreunter", a averti le président français. "Vous pourrez doubler, tripler les taux d'intérêt, ce n'est pas pour ça que vous ferez baisser les prix du baril de brent".
Interrogé sur les difficultés d'Airbus, Nicolas Sarkozy les a une nouvelle fois attribué à la surévaluation de l'euro par rapport au dollar. AP
egp/co/tl
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