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La présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef) Laurence Parisot a jugé dimanche "très dommageable" de "pénaliser" les fournisseurs français d'accès à Internet pour compenser la disparition annoncée de la publicité à la télévision publique.
Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi que les opérateurs de téléphonie fixe et mobile, les fournisseurs d'accès à Internet et les chaînes privées devraient payer pour compenser la perte des ressources publicitaires, les réclames disparaissant progressivement des écrans de la télévision publique à partir du 1er janvier.
"On ne taxe pas un secteur économique qui est naissant", a estimé Mme Parisot lors du Grand Jury RTL-LCI-"Le Figaro". "Les entreprises fournisseurs d'accès ne sont pas seulement en concurrence avec des fournisseurs français mais aussi des fournisseurs par exemple en Irlande, aux Etats-Unis et en Asie (...) Pénaliser nos entreprises en France de ce point de vue-là, je trouve ça très dommageable", a-t-elle ajouté.
Augmenter la redevance était en revanche une "approche qu'il aurait mieux valu regarder jusqu'au bout", a-t-elle jugé, affirmant qu'"avant même ces nouvelles taxes, nous étions les entreprises les plus taxées au monde".
Entre la fiscalité et les charges sociales, les entreprises française doivent supporter globalement "300 milliards de prélèvements obligatoires", quand ces prélèvements s'élèvent à "230 milliards" pour les entreprises allemandes et "120 milliards" pour les Britanniques, selon Laurence Parisot. AP
ll/st
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