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La croissance de l'économie française n'a été que de 0,5% au premier trimestre 2008 et de 2,1% en 2007, selon les données détaillées publiées vendredi par l'INSEE, qui a revu légèrement à la baisse ses précédentes estimations.
Le mois dernier, l'Institut national de la statistique et des études économiques avait chiffré la croissance du produit intérieur brut (PIB) à 0,6% pour le premier trimestre et à 2,2% pour 2007. Nicolas Sarkozy s'était alors félicité de ces résultats meilleurs que prévu, les liant au succès de sa politique.
Selon Marc Touati, directeur de la recherche économique et financière chez Global Equities, ces révisions sont "lourdes de conséquences". "Au sortir du premier trimestre, l'acquis de croissance pour cette année n'est désormais plus de 1,4%" et la perspective d'une croissance comprise entre 1,7% et 2% cette année comme le prévoit le gouvernement "s'éloigne de plus en plus".
La consommation des ménages, longtemps moteur de la croissance, a elle aussi été revue à la baisse: elle a stagné au premier trimestre (+0%), calcule désormais l'INSEE.
Quant au pouvoir d'achat, il a stagné lui aussi au cours des trois premiers mois, après avoir progressé de 3,3% l'an dernier, selon les estimations de l'institut.
"Ce n'est malheureusement pas terminé", juge Marc Touati, qui prédit que le PIB pourrait stagner "voire reculer sur un ou deux trimestres", sous l'effet de la baisse de confiance des ménages ou des perspectives moroses dans l'industrie, le bâtiment et les services.
Malgré ces chiffres, la ministre de l'Economie Christine Lagarde et le ministre du Budget Eric Woerth ont maintenu vendredi leur objectif en matière de maîtrise de la dette publique. Alors qu'elle atteignait 65,3% du PIB à la fin mars, l'Etat entend la ramener à 63,9% sur l'ensemble de l'année, soit au même niveau que l'an dernier. AP
ma/lp/com/mw
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