Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Des dizaines de milliers d'opposants au président pakistanais Pervez Musharraf sont arrivés vendredi soir dans la capitale Islamabad pour un rassemblement organisé pour exiger le retour des juges de la Cour suprême révoqués l'année dernière par le chef de l'Etat et l'éviction de celui-ci.
La "longue marche", selon le terme employé par ses organisateurs, composée de centaines de véhicules transportant des avocats et des opposants, est partie de la ville de Lahore (est) jeudi soir. Elle s'étirait vendredi sur plusieurs kilomètres, et rassemblait 25.000 personnes, selon la police. Le responsable du ministère de l'Intérieur Rehman Malik a déclaré s'attendre à une foule de quelque 50.000 personnes dans la soirée, selon la chaîne télévisée d'information Aaj.
Les manifestants ont fait une halte devant le tribunal de la ville de Rawalpindi, avant de poursuivre jusqu'à Islamabad, située à une douzaine de kilomètres. Les autorités avaient sécurisé les alentours de la résidence de Pervez Musharraf à Rawalpindi, et les accès au palais présidentiel, au Parlement, à la Cour suprême et au quartier des ambassades étrangères ont été bloqués à Islamabad.
Samedi matin, après une trentaine d'heures de marche, d'éminents avocats ainsi que des responsables politiques ont grimpé sur des containers de cargo à quelques mètres du Parlement pakistanais illuminé pour s'adresser à une foule de quelque 20.000 personnes.
L'ancien Premier ministre Nawaz Sharif s'est livré à une violente diatribe contre Musharraf, réclamant que le président soit traduit en justice et "rende des comptes" pour ses huit ans et demi de pouvoir.
"Ecoutez Pervez Musharraf! La nation a rendu son verdict contre vous. Ecoutez Musharraf ce que la nation dit et ce que la nation réclame!", s'est-il exclamé. "Pendez Musharraf!" a répondu la foule.
La police a recensé 40.000 personnes au plus fort de la manifestation.
Cette manifestation, une des plus importantes de l'histoire du pays selon ses organisateurs, devrait rajouter au climat actuel de tensions entre le président Musharraf et la coalition gouvernementale formée par les partis des anciens Premiers ministres Benazir Bhutto, assassinée en décembre à Rawalpindi, et Nawaz Sharif. Cette coalition, issue des élections de février, s'est engagée à réinstaller les juges révoqués par Musharraf -et notamment le président de la Cour suprême Iftikhar Mohammed Chaudhry- au moment où il avait instauré l'état d'urgence à l'automne dernier. AP
jp/v501/st/ca/v
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|