Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a estimé lundi que "la première victime" d'un "non" au référendum en Irlande sur le traité européen de Lisbonne seraient "les Irlandais" eux-mêmes, car ils "se pénaliseraient".
"La première victime d'un 'non' éventuel, auquel je ne veux pas croire, ce serait les Irlandais", a estimé le chef du quai d'Orsay interrogé sur RTL, avant de souligner qu'"ils en ont profité plus que les autres", et qu'ils "ont beaucoup compté sur l'argent de l'Europe".
"Nous faisons tout pour que le non disparaisse des esprits, et que le 'oui' l'emporte", a-t-il déclaré. "Vraiment, les Irlandais se pénaliseraient" en votant non jeudi, selon M. Kouchner.
"Pour développer leur commerce, leurs industries florissantes depuis qu'ils (...) sont au coeur de l'Europe, il faut que l'Europe se développe, qu'elle aille dans le sens du traité de Lisbonne", a-t-il fait valoir, assurant que "l'espoir" à propos de ce référendum pourrait faire place à "une gigantesque incompréhension" si le "non" l'emportait.
Dans ce cas, le traité ne pourrait "théoriquement" pas être appliqué et la France, à la présidence de l'Union Européenne de juillet à décembre, devrait "continuer, s'acharner" sur les "priorités" définies dans ce cadre et devrait "tenter de convaincre les Irlandais" de "remettre ce traité sur le métier", a expliqué le ministre.
Mais à Paris, certaines inquiétudes commencent à poindre plus franchement. "En cas d'échec, on est dans la merde la plus totale. Ca va mettre par terre la présidence française" qui commence dans trois semaines, s'alarme en privé un proche du chef de l'Etat. AP
lat/lp/st
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|