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Le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly a estimé jeudi que "ce n'est pas parce que l'espérance de vie augmente que vous devez bosser plus", mais que le problème de financement des retraites posait la question de la "répartition des richesses".
"On ne mesurera pas" le succès de la journée de mobilisation pour la défense des retraites ce jeudi "par rapport à un taux de grève", mais au nombre de manifestants dans les rues, a-t-il expliqué sur i>télé. "Ce serait décevant s'il n'y avait pas 500.000" manifestants, a-t-il précisé, notant que "ce qui (lui) remonte des départements montre qu'il y aura une mobilisation forte" dans la rue.
Quant au refus des syndicats de voir passer la durée de cotisation à 41 annuités, Jean-Claude Mailly a jugé que "ce n'est pas parce que l'espérance de vie augmente que vous devez bosser plus", car selon lui, "ce n'est pas ça, le départ du raisonnement" pour la réforme. "Le départ du raisonnement, c'est un problème financier".
Le secrétaire général de FO estime que l'allongement de l'espérance de vie mise en avant par le gouvernement est "un prétexte" et qu'il y a "un vrai problème de répartition des richesses".
"Le financement, on peut l'assurer", notamment par "une augmentation de l'impôt sur les bénéfices, de 3% sur les bénéfices non réinvestis, cela fait trois milliards de recettes supplémentaires" ainsi qu'une "cotisation vieillesse sur l'intéressement, la participation et les stocks options", selon lui.
"On peut trouver à condition de le vouloir, mais le gouvernement reste figé", a jugé M. Mailly. AP
ljg/god/mw
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