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Le ministre de l'Education Xavier Darcos annonce vendredi la création d'"une agence nationale de remplacement dès la rentrée 2009" pour pallier les absences des enseignants.
Après l'annonce d'un service minimum lors des jours de grève des enseignants, Xavier Darcos explique dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France" qu'avec cette agence, il "va aller plus loin: les parents se plaignent souvent que les remplacements tardent, quand un professeur est absent, malade". "Nous avons pourtant 50.000 enseignants à disposition pour cela".
"Les fonctionnaires ne changeront pas de statut. Il ne s'agit pas d'une agence intérim: ce sera une structure de planification et d'organisation nationale, dédiée à cette seule fonction", précise-t-il. L'agence va "planifier les besoins prévisibles, congés maternité par exemple, et gérer au plus vite les absences".
Invité sur France-2, Xavier Darcos a constaté que "notre système ne marche pas très bien, on ne sait pas bien les (enseignants remplaçants NDLR) mobiliser", avec notamment "nos systèmes de zones (qui) ne sont pas bons.
"Lorsque nous manquons ponctuellement de tel ou tel professeur", l'agence "qui dépendra directement de l'Etat, piloté par le ministère", "pourra solliciter des jeunes professeurs en fin de préparation, des stagiaires ou des étudiants en fin de master", a-t-il précisé".
L'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang "ne sait pas si cette agence est une bonne idée mais depuis un an, on assiste à une situation dont le gouvernement est coupable, qui laisse pendant deux, trois ou quatre mois des enfants sans professeur".
"C'est scandaleux", a dénoncé Jack Lang. "Quand on se livre à une hécatombe massive de postes, à un programme de plan de destruction d'emplois (...), je souhaite bien du plaisir à ceux qui devront organiser ces remplacements".
Revenant sur l'intervention de Nicolas Sarkozy sur l'instauration d'un service minimum les jours de grève, le ministre de l'Education juge "la déclaration du président parfaitement équilibrée: il a tendu la main aux enseignants, respectueusement". "Il faut avancer sur la revalorisation de leur métier".
"L'accueil des élèves à l'école primaire par un service minimum les jours de grève est un principe fondamental de la République, une question d'égalité, de justice sociale, qui relève de l'intérêt général". Et de souligner que "la seule chose qui importe, c'est l'intérêt de l'élève".
Et "ce n'est pas de la provocation à faire ce pour quoi on a été élu". AP
ljg/ma
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