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Le PDG d'EADS Louis Gallois a assuré mercredi que si "la situation financière d'Airbus s'est fortement améliorée", le groupe aéronautique allait néanmoins prendre de "mesures complémentaires" pour "réduire les coûts en euros" et donc "délocaliser".
Interrogé sur RTL, M. Gallois a assuré: "les résultats du premier trimestre sont extrêmement encourageants. Ils montrent que les efforts des personnels d'EADS, auquel je veux rendre hommage, sont en train de payer". Il a notamment cité "770 millions d'euros de résultat d'exploitation pour le 1er trimestre", "des prises de commandes qui dépassent 39 milliards d'euros" et "8 milliards d'euros" de trésorerie.
"Nous sortons les A320, A330 avec une régularité de métronome, (...) et nous avons vendu plus 450 avions depuis le début de l'année, soit plus que notre concurrent", a-t-il observé.
"Nous avons besoin de prendre des mesures complémentaires parce qu'à partir de 2010 nos protections de change ne nous assurent plus qu'un euro entre 1.45 et 1.50 dollar", a-t-il ensuite fait valoir, expliquant que "pour être compétitif", Airbus va devoir notamment "réduire (ses) coûts en euros".
"Les mesures additionnelles ne porteront pas principalement sur l'emploi", a-t-il averti, ajoutant qu'il fallait "voir où on peut faire des économies, sur des éléments de recherche et développement, ou alors si on peut acheter plus en zone dollar".
"Ça veut dire délocaliser mais aussi préserver ce que l'on peut en Europe, la très haute technologie, et faire faire ce qui relève moins de la haute technologie dans des pays qui sont à l'abri des risques de change, comme des pays de la zone dollar", a-t-il reconnu.
"Le processus de cession de ces sites (Méaulte et Saint-Nazaire, NDLR) va se poursuivre", a-t-il par ailleurs confirmé. "Nous allons créer des filiales, une en Allemagne, une en France, qui vont reprendre ces sites, (...) et ensuite nous allons ouvrir le capital de ces filiales", a-t-il précisé.
S'excusant auprès des compagnies aériennes pour les nouveaux retard annoncés de l'A380, Louis Gallois a confirmé que des compensations financières étaient en discussion, tout en assurant que le montant de la pénalité financière pour Airbus ne serait pas "comparable à ce qu'on a connu pour les premiers retards".
"Sur ces retards, il n'y a absolument aucun problème franco-allemand, je trouve détestable ces polémiques qui apparaissent systématiquement (...), pour dire c'est la faute de l'autre", s'est-il insurgé.
lat/ma
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