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actu & culture


PARIS - vendredi 09 mai 2008 à 13h04

La filière agroalimentaire vient demander à Nicolas Sarkozy de protéger les petits fournisseurs



Les représentants du monde agricole et des PME de l'agroalimentaire sont venus défendre vendredi devant Nicolas Sarkozy une modification de la loi de modernisation de l'économie (LME), qui doit notamment permettre de mieux encadrer les négociations commerciales entre la grande distribution et les fournisseurs.

La LME, qui a pour ambition de faire baisser les prix des produits de grande consommation, permet notamment aux fournisseurs et à la grande distribution de négocier totalement les prix. Les plus petits fournisseurs de l'agroalimentaire se sont mobilisés pour obtenir des garanties sur ce point, craignant de ne pouvoir résister à la pression de leurs clients de la grande distribution.

"Nous demandons que, dans les contrats que nous passons avec les distributeurs, les ristournes (...) soient identifiées pour qu'elles soient vérifiables" et pour que des abus puissent être pointés, a expliqué Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA) à la sortie de l'entretien.

Le gouvernement assure que l'application de la loi permettra d'identifier clairement les ristournes obtenues par les clients et que les abus seront plus sévèrement sanctionnés, mais les producteurs souhaitent que des garanties soient expressément intégrées au texte de la loi et non pas renvoyées à des décrets.

Jean-Michel Lemétayer, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), a aussi renouvelé sa proposition de créer un "observatoire des marges" pour assurer la transparence sur la question des prix.

Après avoir espéré que le gouvernement modifierait son texte en ce sens, les producteurs comptent désormais sur des amendements rédigés par les parlementaires, a précisé M. Lemétayer. Le texte sera débattu au Parlement à partir du 27 mai. AP

lp/cov/mw




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